Matières premières, marché domestique, international… comment Aroma Zone, pionnier français de l’aromathérapie, structure sa croissance
Laurence Bottero
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Aroma Zone
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L'aromathérapie - soit l'utilisation des composés aromatiques des plantes - est un marché mondial qui, selon une étude publiée en 2021 par PPAM France, le syndicat national des plantes à parfum, aromatiques et médicinales, représente 3,5 milliards de dollars. Une étude qui précise aussi que 50% des Français ont déjà eu recours à l'aromathérapie quand 99% des consommateurs utilisateurs sont satisfaits et en recommandent l'utilisation à leur entourage.
L'aromathérapie c'est le cœur d'Aroma-Zone, née à la fin des années 90, avec l'idée de précisément documenter et informer sur le sujet. Vingt ans plus tard, la PME originaire du Vaucluse est passée de pure player à un modèle s'appuyant aussi sur une présence physique via un réseau de boutiques, douze précisément avec l'ouverture d'un espace à Nice ce début 2023.
« Certes, nous vendons des produits, mais nous vendons surtout du conseil », pose Sabrina Herlory. Arrivée à l'automne 2021 aux manettes de la PME qui fut longtemps familiale, cet ex L'Occitane et Mac est désormais PDG, un changement dans l'organisation d'Arome-Zone qui vient après un autre changement d'importance, capitalistique, le rachat par Eurazeo, en juin 2021, une acquisition assortie d'un investissement de 410 millions d'euros. De quoi donner des moyens aux ambitions.
Le conseil donc, voilà la colonne vertébrale de l'entreprise explique sa dirigeante, qui salue le retour « au bon sens », lequel semble être la marque d'une nouvelle époque, ce qui va bien avec l'approche marché d'Aroma-Zone. « Le monde traditionnel s'est structuré autour d'un marché, Aroma-Zone est portée par des communautés historiques qui se sont développées de façon organique. Nos communautés s'expriment, nous faisons en sorte d'apporter des solutions à leurs demandes ».
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Ecouter donc plutôt que de créer des besoins, c'est par exemple ce qui a porté l'entreprise à mettre au point des compléments alimentaires pour animaux ou un produit à base de CBD. « Nous avons une approche bottom-up », résume Sabrina Helory.
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