Le chariot connecté de Knap réussira-t-il le test de la grande distribution ?
Gaëlle Cloarec
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Pour Knap et son chariot connecté et intelligent, les planètes s'alignent. La jeune entreprise prépare en effet son déploiement dans quatre enseignes de la grande distribution, au sein de supers et hypermarchés exclusivement. "Nous changeons d'échelle, confirme son dirigeant fondateur Dylan Letierce. Après l'aspect technique, il s'agit désormais de tester la gestion de la solution sur une grande flotte de chariots représentant un flux d'encaissement significatif pour le point de vente". Une nouvelle étape en passe d'être franchie pour celle qui s'est fixée comme objectif de simplifier l'expérience d'achat en affranchissant le client du passage en caisse.
Si le concept n'est pas nouveau (caisses en libre-service, scanettes...), "aucune de ces technologies proposées aux distributeurs ne suppriment réellement le temps d'attente et, bien souvent, ces solutions génèrent de la fraude, ce qui les rend moins rentables", avance Dylan Letierce. D'où la promesse Knap : un chariot qui propose l'auto-encaissement avec un contrôle intelligent des démarques (en cas d'erreur ou de fraude détectée, une notification est envoyée au magasin et le paiement bloqué), tout en accompagnant le client via des informations tels que le prix du panier, les promotions, l'aspect nutritif des produits choisis, etc. Bref, un concentré technologique, breveté, qui vise à la fois à répondre aux besoins de la grande distribution en matière de fluidité des flux et de lutte contre le vol, et à ceux des clients à la recherche de gain de temps.
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Knap y travaille depuis 2018. Passée par Monacotech, l'incubateur installé en Principauté et par l'Incubateur Paca-Est, basé, lui à Sophia Antipolis, la société s'est installée près de Nice et réunit une quinzaine de personnes. C'est dans ces locaux qu'elle s'attelle à assembler 400 chariots, dont une large partie participeront aux expérimentations au cours du premier semestre 2023. Une V2 améliorée, notamment sur l'aspect structurel, pour répondre à un défi : "Faire un chariot connecté sans les désavantages du chariot connecté". Et le dirigeant de préciser : "Ce sont généralement de mauvais chariots, ne serait-ce qu'en termes de poids, bien trop lourds. Le gros du travail s'est donc porté sur la structure pour avoir la capacité de proposer un aussi bon chariot que le classique, même poids, même litrage (en l'occurrence ici 220 litres, NDLR), même résilience face aux conditions de stockage en extérieur, même facilité d'emboîtage sur les bornes de recharge... L'idée étant de ne pas créer de nouvelles tâches pour le point de vente".
Gaëlle Cloarec