« Le bois est une ressource renouvelable lorsqu’elle est bien gérée », Rémi-Pierre Lapprend (Fondation Maisons du monde)
Maëva Gardet-Pizzo
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LA TRIBUNE : C'est en 2010 que Maisons du monde formalise sa politique RSE, avec comme priorités, notamment, la traçabilité du bois et les conditions de travail que vos fournisseurs offrent à leurs salariés. Comment procédez-vous sur ces sujets ?
Rémi-Pierre Lapprend : Concernant l'approvisionnement en bois, nous menons des audits sociaux qui permettent de vérifier les conditions de travail. Ces audits sont menés soit par nos équipes, soit par des organismes tiers. Cela passe par un travail auprès de nos fournisseurs pour connaître les matières utilisées. Nous excluons par exemple certaines zones géographiques comme l'Amazonie ou le bassin du Congo. Nous sélectionnons des produits certifiés par des labels comme FSC qui garantit que le bois n'est pas issu de la déforestation. 75 % de nos meubles sont ainsi certifiés.
Quid des 25 % restants ?
Il y a certaines régions, en Inde par exemple, où l'on utilise des essences de bois non forestières comme le manguier, et qui ne sont pas éligibles aux certifications. Nous devons trouver d'autres manières de nous assurer que la coupe de ces arbres est légales. Nous nous améliorons progressivement.
Vous avez lancé Good is Beautiful, une offre de produits jugés plus « responsables ». Quels sont les caractéristiques de ces produits ?
Avec Good is beautiful, nous privilégions certaines matières comme le coton bio, les matériaux recyclés ou le bois certifié. On trouve aussi des produits fabriqués en Europe : même s'il s'agit encore d'une petite part, cela permet de répondre aux attentes de nos clients. Enfin, certains produits sont identifiés « Good is beautiful » parce qu'ils permettent la préservation d'un savoir-faire comme la vannerie ou la gravure sur bois.
En 2015, Maisons du monde se dote aussi d'un fonds de dotation - une fondation- qui lui permet de mieux structurer ses actions de mécénat. Quels projets ce fonds permet-il de financer et avec quels moyens ?
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Pour alimenter ce fonds, le groupe Maisons du monde lui reverse 0,08 % de son chiffre d'affaire, soit environ 1 million d'euros qui servent de budget de base à la fondation. S'y ajoute les montants obtenus grâce aux dons obtenus via l'Arrondi en caisse, soit environ 400.000 euros par an.
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