L'usine d'acier vert GravitHy veut dupliquer son modèle ailleurs qu’à Fos-sur-mer

Laurence Bottero
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GravitHy
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Il y a près de douze mois, l'annonce de l'implantation d'une future usine d'acier vert à Fos-sur-Mer avait déjà mis les projecteurs sur le Sud, soulignant la capacité du territoire à accueillir des projets répondant aux enjeux d'une industrie qui veut poursuivre sa décarbonation.
Dédiée au DRI - cette matière première qui contribue à fabriquer de l'acier vert - GravitHy affichait clairement son ambition : répondre le plus vite possible aux besoins du marché, s'inspirant pour le faire d'une initiative déjà menée dans le monde des batteries entre Northvolt et Verkor, en apportant une solution qui intègre l'ensemble de la chaîne de valeur. Le tout à vocation mondiale évidemment et à l'investissement conséquent, de l'ordre de 2,2 milliards d'euros.
Arrivé au cours de l'été 2022 au poste de CEO, José Noldin, un connaisseur du secteur, a donc repris les rênes jusqu'alors détenues par Karine Vernier, CEO France d'Inno Energy, porteur d'un consortium réunissant Engie New Ventures, Forvia, Plug, Primetals Technologies et Idec.
Avec une mission : aller vite et bien. Vite car le calendrier est précis, prévoyant construction de l'usine dès 2024 et le début de la phase opérationnelle dès 2027.
L'une des étapes primordiales constitue l'avis de la CNDP, la commission nationale du débat public, dont l'avis est primordial pour le déroulement du projet. Pour se faire des études d'ingénierie ont ainsi été menées, mobilisant 3 millions d'euros, visant à assurer le bon déroulé de l'installation qui se fera sur 70 hectares.
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Mais pour donner vie à un projet d'une telle ampleur, l'investissement à consentir est forcément un pilier majeur. GravitHy a très tôt fait savoir que 2,2 milliards d'euros étaient nécessaires pour concrétiser les ambitions affichées. Qui dit financement, dit levées de fonds pour y parvenir et un tour de tables est engagé dès ce mois de juin. Mais pour José Noldin, il s'agit bien d'identifier des partenaires. « Il nous paraît primordial d'être accompagnés par des investisseurs stratégiques et pas des investisseurs purement financiers ». Des partenaires en ingénierie, en logistique, en flux entrants et sortants « qui peuvent apporter des moyens afin de dérisquer la société ». Ce qui n'empêche en rien l'approche, en parallèle, menée auprès d'investisseurs tels que des fonds spécialisés dans la décarbonation. Une cinquantaine d'investisseurs potentiels ont déjà été approchés et, affirme José Noldin, « le projet est attractif ».
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