Avec la reprise de Merveilles du Monde, Krokola s'ouvre de nouvelles perspectives
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
C'est ce qu'on appelle créer le buzz. En décembre 2022, Amélie Coulombe, co-fondatrice de l'entreprise Krokola fait une annonce sur les réseaux sociaux : la marque culte des années 1980-1990, Merveilles du Monde, est de retour. Les commentaires affluent. Les partages s'enchaînent. Des témoignages esprit Madeleine de Proust. On se rappelle ses animaux à croquer, le bord du carreau puis l'animal en relief pour la fin. On déterre une collection de cartes de ses archives familiales. On partage son envie de transmettre à ses enfants ce plaisir d'un autre temps...
Lancée il y a une quarantaine d'années par Nestlé, la marque avait été abandonnée en 2006, au grand désespoir de ses consommateurs. « Merveilles du Monde bénéficie encore d'une forte notoriété », observe Amélie Coulombe, « 30 % des personnes interrogées disent la connaître. Et on monte à 57 % chez les plus de 45 ans ».
Pour voir si la nostalgie peut se traduire en actes d'achat, la jeune entreprise lance début 2023 une campagne de préventes. Elle espère vendre 200 tablettes. Elle en réalise plus de 49.000. S'ensuivent de nombreux relais dans la presse et un succès immédiat en grande distribution, dès son lancement en mars. De sorte que l'entreprise se retrouve très vite en rupture.
Ce coup, voilà deux ans que Krokola le préparait.
Fondée en 2021, la PME marseillaise s'est fait connaître pour ses tablettes de chocolat bio à la liste d'ingrédients courte, bannissant arômes, colorants et autre lécithine de soja. Son leitmotiv : initier les enfants au bon chocolat et les sensibiliser à la préservation de l'environnement. Elle s'appuie pour cela sur un univers de marque mettant en avant les écosystèmes naturels avec, par exemple, la présence de jeux sur le carton d'emballage des tablettes.
À lire également
Pour mener à bien sa mission et proposer des produits alimentaires de qualité au plus grand nombre, la marque fait le pari de l'accessibilité et s'adresse à la grande distribution. Un marché dans lequel les chocolats pour enfants sont souvent gras, trop sucrés et comprennent des additifs qui peuvent effrayer les parents.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Maëva Gardet-Pizzo