Mécénat financier et RSE : la startup niçoise Gandee choisie par Allianz
Gaëlle Cloarec
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Comme de nombreuses startups, Gandee grandit patiemment mais sûrement. Accompagnée par l'accélérateur Allianz depuis novembre 2022, la jeune pousse basée à Nice, Paris et Bordeaux, qui a fait sienne l'acculturation des TPE, PME et ETI à l'engagement solidaire, va bénéficier d'une visibilité bienvenue auprès du réseau professionnel du leader de l'assurance. Un partenariat, signé en ce sens cet été, est opérationnel depuis ce mois d'octobre. Un partenariat qui prévoit d'intégrer la solution clé-en-main de Gandee au portail de services pro Allianz afin de proposer aux clients une réponse concrète aux enjeux RSE à travers des outils et moyens appropriés.
Il faut dire que l'entreprise fondée en 2019 par Layticia Audibert se positionne sur un sujet - le mécénat - qui manque de structuration en dépit des 3,6 milliards d'euros qu'il engrange chaque année dans l'Hexagone. Car, relève la dirigeante, "si 96% des entreprises mécènes en France sont des TPE et des PME, elles ne contribuent à hauteur que de 23% au budget global du mécénat." La faute, selon elle, à un défaut d'expertise, de ressources, de moyens et de temps pour mettre en place une stratégie mécénat impactante. Ce dont s'est fait spécialiste Gandee. Cette dernière s'est fait un nom sur le sujet de la solidarité à travers un système de cagnottes sécurisées. Mais c'est dans l'accompagnement des organisations vers le mécénat et la responsabilité sociale et sociétale des entreprises que la jeune pousse veut désormais marquer des points.
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En 2022, Gandee lance sa plateforme Saas. Celle-ci aide les entreprises à s'engager plus facilement et à développer leur RSE à travers le mécénat financier et le partage de bonnes pratiques. L'enjeu ici est central pour les TPE et PME, car si celles-ci ne sont pas - encore - contraintes à l'instar des plus grands groupes, de montrer patte blanche en la matière, la pression sociale les y pousse, ne serait-ce que pour recruter des talents, répondre à des appels d'offres, trouver des clients voire se financer, les banques prêtant plus facilement aux organisations engagées. "L'impact n'est plus une option", résume la dirigeante.
Gaëlle Cloarec