« 60% des PME n'ont toujours pas de référent cybersécurité dédié » (Thomas Kerjean, Mailinblack)
Maëva Gardet-Pizzo
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Protégeant les utilisateurs de 22.000 structures en France au travers de la sécurisation de leurs mails et des actions de sensibilisation, Mailinblack a une cible phare : les TPE, PME et organisations publiques. Celles-ci se protégeant souvent bien moins que les grands groupes, qui ont depuis longtemps compris qu'ils pouvaient être les cibles de ces attaques. « Longtemps, les PME ont considéré que les cyberattaques se déroulent entre états », observe Thomas Kerjean, PDG de Mailinblack.
Sauf que ce qui pouvait être vrai autrefois a beaucoup changé ces dernières années. « Aujourd'hui, les cyberattaques se démocratisent et c'est normal car le taux d'équipement informatique augmente, notamment avec le télétravail ». Dans le même temps, le coût d'une cyberattaque a chuté. « Avec ChatGPT, on peut générer une attaque à moindre coût depuis n'importe quel point du monde ». De sorte que « sur le territoire français, 143 millions de cyberattaques ont été arrêtées sur le segment des PME en 2023. Soit une hausse de 20 % par rapport à 2022 »
Portées par des hackers souvent originaires de Russie, de Chine, Turquie ou Corée du Sud afin de «
paralyser les régimes occidentaux», ces attaques peuvent avoir de lourdes conséquences pour les PME, jusqu'au dépôt de bilan. «
Les hackers bloquent leur système informatique avec par exemple un ransomware qui paralyse l'entreprise qui, pour se libérer, doit payer une rançon en cryptomonnaie ou en monnaie fiduciaire classique ».Les hôpitaux sont aussi dans le viseur de ces attaques, pouvant provoquer un arrêt des soins. « Dans ces cas, le but est se discréditer les régimes occidentaux dans leur capacité à soigner leur population ».
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Parmi les types d'attaques qui se massifient le plus : le ransomware ou encore classique fishing, « ce mail trompeur dont le destinataire se fait passer pour quelqu'un ou une organisation que l'on connaît en vue d'inciter à cliquer un lien qui permet de dérober des données ou de paralyser une organisation ». Des attaques peu coûteuses, dont le retour sur investissement est important.
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