Cearitis lève 1,5 million d'euros pour homologuer sa solution de biocontrôle
Maëva Gardet-Pizzo
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incise la peau de l'olive pour y pondre ses œufs. Elle aspire alors le jus de
l'olive, ce qui dégrade sa qualité ou pire, la rend inconsommable.
Une mécanique que connaissent très bien Marion Canale et Solena Canale Parola. « Nos grands parents ont des parcelles d'oliviers en Italie et ils ont malheureusement été confrontés à cette problématique. Il nous paraissait donc évident de trouver une solution qui soit non toxique pour la biodiversité, pour l'utilisateur et le producteur », explique Solena Canale Parola.
Elles imaginent alors un système mêlant attraction et répulsion. « Des molécules répulsives sont diffusées directement sur les fruits et les arbres à l'aide de pulvérisateurs ». Dans le même temps, « Les mouches sont attirées à l'extérieur de la parcelle par un piège autonome ». Piège qui diffuse des molécules n'attirant que les mouches souhaitées, pour préserver la biodiversité.
plus connue sous le nom de mouche méditerranéenne des fruits et qui, comme l'explique Solena Canale Parola,
« touche un scope de 250 cultures ».À lire également
Avec sa solution, Cearitis souhaite s'adresser à «
tous les producteurs qui ont des dégâts causés par ces mouches de fruits, qui ont un itinéraire technique raisonné »,avec un usage modéré des pesticides et un intérêt pour les solutions de biocontrôle. Un intérêt de plus en plus prégnant, observe la directrice générale de l'entreprise. «
Les producteurs ont conscience que le biocontrôle répond aux enjeux de protection. C'est évident pour chacun. Et nous travaillons avec tous les acteurs de la filière pour trouver des solutions complémentaires le plus vite possible».
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