Somanity s'appuie sur l'IA et l'impression 3D pour démocratisation les exosquelettes médicaux
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
Somanity
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Somanity veut bousculer le petit monde des dispositifs médicaux. « Notre leitmotiv, c'est l'accessibilité des dispositifs médicaux complexes, ceux qui peuvent véritablement changer la vie des gens mais qui ne sont pas toujours bien pensés en termes de design et de fonctionnalités, et quand c'est le cas, s'avèrent souvent très chers ou mal remboursés », affirme Mathieu Mérian, fondateur de la jeune entreprise. Née en 2023 mais sur l'établi depuis 2021, elle est basée à Sophia Antipolis, incubée par Skema Entrepreneurs et l'ESA BIC (incubateur de startups liées au spatial, NDLR), et s'est engagé « dans une première bataille », celle des exosquelettes « qui permettent la verticalisation d'un patient et une autogestion de l'équilibre ».
Un prototype a été dévoilé lors du dernier salon Vivatechnology, où Somanity représentait avec 36 autres startups l'innovation en Région Sud. « L'idée, explique le dirigeant, est de permettre au patient d'évoluer sans utilisation de béquilles dans un milieu complexe, comme les escaliers par exemple, grâce à une technologie motorisée autorisant les mêmes degrés de liberté de la hanche, du genou et de la cheville qu'un marcheur valide ». Et ce, « pour moins de 10.000 euros en reste à charge pour le patient ».
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Le défi consiste donc à réduire les coûts de ces dispositifs qui peuvent atteindre les 200.000 euros pièce. Comment ? L'impression 3D apparaît comme un premier levier, un gisement d'économies d'autant plus intéressant que Somanity se présente comme une émanation de la société My3D, née en 2019 et spécialisée dans la fabrication additive. Celle-ci dispose sur la technopole azuréenne d'une ferme d'une vingtaine d'imprimantes 3D capables de couvrir un très large spectre de pièces, pour le BtoC comme pour le BtoB, bien que l'activité s'oriente plus volontiers vers le prototypage rapide et complexe. L'ensemble composant la holding MyCorp, réunissant une douzaine de personnes. « C'est un outil qui nous permet de réduire les coûts des phases prototypes et industrialisation en petite série », indique Mathieu Mérian.
Gaëlle Cloarec