Proximité et taille raisonnable, les arguments de Phocea DC sur le marché du data center
Rémi Baldy
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Quasi-inconnu du grand public il y a quelques années, les data centers font désormais beaucoup parler d'eux, notamment à Marseille. Une attraction naturelle pour ces grands hangars remplis de serveurs abritant des données numériques qui cherchent à se rapprocher le plus possible des arrivées des autoroutes de la data que sont les câbles sous-marins. Et il se trouve que la Cité phocéenne est l'un des principaux carrefours dans le monde de ces câbles.
De quoi rappeler que si le cloud, le numérique et autre data apparaissent comme des éléments très lègers, ce monde s'appuie en réalité sur des infrastructures lourdes. Derrière elles, se cachent souvent des acteurs importants, à l'image du géant néerlandais Interxion très présent à Marseille. Un univers dans lequel Phocea Data Centers veut se faire une place. « Mon but est d'apporter une alternative aux hyperscalers ( les data centers à grande échelle NDLR), », expose Damien Desenti, son fondateur.
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La société créée il y a un peu plus d'un an a effectué une levée de fonds de 5 millions d'euros fin 2023 pour lancer son premier data center. Situé dans un bâtiment en cours de rénovation dans le 3e arrondissement de Marseille, il devrait être opérationnel d'ici la fin de l'année. Avec 1.700 m2 disponibles et une puissance au départ de 1,2 mégawatt disponible, Phocea DC ne vise pas les gros acteurs du web mais plutôt des locaux. « Il peut y avoir un peu toutes les tailles d'entreprises, ensuite cela dépend du besoin d'espace nécessaire », explique Damien Desenti. Un moyen de ne fermer aucune porte. A quelques mois du lancement, le dirigent affirme « avoir pas mal de demandes » qui devraient « assurer un démarrage en toute sécurité ».
Rémi Baldy