Avec la CSRD, l'enjeu du choix des données pour mesurer son impact environnemental
Rémi Baldy
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« CSRD, ESG, extra-financier ou RSE, tous ces termes désignent la même chose », tranche d'emblée Raffaele Gambino, directeur ESG chez KPMG. Un moyen de rassurer à l'heure où les normes et réglementation sur les impacts sociétaux et environnementaux constituent un élément essentiel de la vie des entreprises. Depuis plusieurs mois, c'est la « CSRD » qui fait parler d'elle. L'acronyme désigne la « corporate sustainability reporting directive », que l'Etat présente comme « une directive européenne qui renforce les obligations de publication d'informations en matière de durabilité à l'égard des entreprises. Les informations à publier se divisent en trois thématiques spécifiques: l'Environnement, le Social et la Gouvernance ».
Un sujet sur lequel la France « a été pionnière », note Raffaele Gambino. Avec cette directive européenne, les demandes auprès des entreprises sont harmonisées et les éléments avancés devront être audités par un acteur externe. Toutes ne sont pas concernées immédiatement puisque la CSRD s'applique en trois temps selon la taille des entreprises. Les premiers reportings sont attendus pour 2025, sur l'exercice 2024, pour les sociétés qui remplissent deux critères sur les trois suivants : plus de 500 salariés, plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et plus de 25 millions de total de bilan. Pour 2026, le seuil du nombre de salariés descendant à 250 et enfin en 2027 ce sont les PME cotées en bourse qui sont concernées. « Les groupes tirent avec eux les PME qui sont dans la chaîne de valeur », juge Raffaele Gambino, venu aborder ce sujet dans le cadre d'une table ronde organisée par BNP Paribas et KPMG à Marseille.
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Un changement auquel il faut se préparer. Chez Onet, la directrice développement responsable, Laurence Grillet Acerbo, explique « avoir agi avant de reporter » dans un premier temps. « Nous émettons déjà un rapport de développement durable pour rendre compte de nos actions, enchaîne-t-elle. Nous le faisons d'abord pour les équipes y travaillent, mais aussi les parties prenantes externes. Les attentes des clients existent depuis longtemps, nous voyons qu'elles augmentent et se précisent ». L'écosystème évolue également, avec des appels d'offres qui prennent davantage en compte ces enjeux ou des crédits bancaires qui s'indexent sur ces éléments.
Rémi Baldy