Spécialiste de l'aviation d'affaires, Twin Jet fait face au resserrement de la demande
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Depuis sa création en 2001, Twin Jet garde le même cap. Sa stratégie : offrir aux passagers d'affaires la possibilité de voyager en ligne directe vers des destinations mal desservies ou nécessitant des escales.
Appartenant au groupe suisse Fleet Management Airways qui comprend aussi des activités de maintenance et de formation des pilotes - soit une centaine de salariés au total - l'entreprise a fait le choix de se concentrer sur des lignes régionales et dans les pays limitrophes. Elle a été un temps présente en Allemagne. Elle dessert aujourd'hui quelques villes d'Italie comme Bologne ou Milan. Couvrant au total une dizaine de lignes régulières, sur lesquelles elle fait voler ses treize avions, des Beechcraft 1900D.
Mais si le positionnement de l'entreprise n'a pas changé en vingt-cinq ans, le contexte lui, s'est profondément transformé. Avec un basculement net au moment du covid-19 qui a dans un premier temps obligé l'entreprise à cesser ses activités liées au voyage d'affaires. « À la place, nous nous sommes reportés sur le transport de malades pour les Agences régionales de santé (ARS). Heureusement, nous avons été soutenus par notre maison-mère pendant ces longs mois », se rappelle Eric Moret, directeur général de l'entreprise. « Il a ensuite fallu retisser complètement notre réseau car le covid-19 a bousculé les habitudes de voyage ».
À lire également
Dans un contexte de prise en compte accrue des enjeux climatiques et dans une volonté de réduire les coûts, une part significative des déplacements ont été remplacés par des rencontres via les outils digitaux. « On estime que 30 % de la clientèle d'affaires a disparu depuis l'épidémie. Toutes les compagnies aériennes sont touchées, même les compagnies low-cost ». Et le vol loisirs n'est pas épargné. Résultat : ces grosses compagnies ferment les lignes sur lesquelles elles ne parviennent plus à remplir leurs avions, faute de rentabilité suffisante.
Maëva Gardet-Pizzo