En Provence, le moral des patrons de petites et moyennes entreprises inquiète
Maëva Gardet-Pizzo
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Helloquence / Unsplash
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« Morose ». C'est ainsi que Corinne Innesti, présidente de la Confédération des PME (CPME) des Bouches-du-Rhône qualifie le contexte dans lequel se meuvent actuellement les patrons de TPE et PME qu'elle représente.
Coût du crédit qui commence seulement à décroître, consommation au ralenti, délais de paiement allongés mettant à mal la trésorerie, doutes quant à l'avenir politique du pays tandis qu'il a fallu attendre deux mois avant la constitution d'un gouvernement suite aux élections législatives anticipées... Et des défaillances d'entreprises qui se multiplient. On en recense au total 63.000 en France sur les douze derniers mois, soit +21 % en un an. Et celles-ci augmentent deux fois plus vite au sein des PME que dans l'ensemble de l'économie.
Car, disposant de moins de moyens que les grosses structures malgré des contraintes équivalentes, les PME sont plus vulnérables aux aléas économiques et politiques. Et, regrette Corinne Innesti, bien que les TPE et PME, et en particulier les entreprises patrimoniales, « constituent la majorité de l'économie, elles sont sous-estimées et ignorées ».
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Un constat que partage Daniel Salenc, vice-président de la CPME 13 en charge de l'artisanat. Il en appelle en particulier à davantage de stabilité d'un point de vue politique, le flou mettant à mal la capacité des entrepreneurs à se projeter et à prendre les meilleures décisions pour la pérennité de leur société.
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