Rare TPE cosmétique en grande distribution, Pulpe de vie questionne sur son positionnement
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Depuis sa création en 2010, la cible de Pulpe de Vie n'a pas changé. Avec ses couleurs vives et ses références à la pop culture, cette marque se destine prioritairement aux jeunes femmes soucieuses de prendre soin d'elle mais dont le budget est plus restreint. Par ailleurs également soucieuses des enjeux environnementaux puisque la marque est certifiée bio et conçoit des formulations à partir de fruits et légumes invendus. Un argument différenciant, car si l'offre de cosmétiques bio a explosé ces dernières années, le positionnement « anti-gaspi » est très rarement exploité sur ce marché.
Pour toucher cette cible, la plupart des marques opèrent sur le numérique. Mais Pulpe de vie a une autre stratégie : la grande distribution. C'est ainsi qu'elle s'ouvre les portes de la plupart des enseignes, de Lidl à Monoprix en passant par Auchan et Intermarché.
L'entreprise progresse. S'agrandit. Jusqu'à une levée de fonds de 1,7 million d'euros au printemps 2023. « Cela nous a permis de constituer une équipe de quinze personnes. Nous envisagions de réaliser un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros, mais la crise économique est passée par là. Nous avons été dans l'obligation de licencier des salariés. Et nous n'avons pas atteint nos objectifs », explique Julie Ducret, fondatrice de la marque. L'entreprise compte désormais six salariés et devrait réaliser un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros en 2024, soit 400.000 euros de plus qu'en 2023.
La vente en grande distribution s'est resserrée à trois enseignes : Lidl, Carrefour et Intermarché. « Et cela va se resserrer encore. Entre la hausse des coûts et le pouvoir d'achat est en baisse, nous ne réussissons plus à nous mettre au niveau de prix attendu par la grande distribution ». L'enjeu est alors de « résister sur ce marché. Préserver l'acquis. Faire le dos rond ».
À lire également
Si l'entreprise est ainsi parvenue à y maintenir sa gamme de produits d'hygiène (shampooing, dentifrice, gel douche), elle a renoncé à y proposer ses soins du visage. « Sur ce marché, nous allons nous concentrer sur le numérique avec des prix plus hauts, 15 euros au lieu de 10 euros par exemple, avec une qualité des formules et un packaging améliorés ». Une montée en gamme essentielle à la rentabilité de cette activité ... « mais tout en restant accessible ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Maëva Gardet-Pizzo