Comment la gigafactory solaire Carbon conforte son acceptabilité
Laurence Bottero
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Le discours autour de la souveraineté industrielle et le besoin pour la France de se doter de nouvelles usines ne semble pas toujours audible alors même que le phénomène de réindustrialisation semble ralentir. Pourtant, les besoins sont réels et à Marseille-Fos, la multiplication des projets d'industrie verte, autour de l'acier et de l'hydrogène notamment démontrent que l'engouement post-crise sanitaire n'est pas tout à fait éteint.
Avec sa gigafactory qui doit occuper 45 hectares à Fos, Carbon a été parmi les premiers à s'inscrire dans le mouvement français de réindustrialisation. Son projet d'usine solaire exige près de 2 milliards d'euros d'investissement au total, ce qui place le consortium dans une position de levée de fonds quasi permanente ainsi que l'expliquait à La Tribune son directeur général, Nicolas Chevallier, voici quelques semaines. Si une série A de 23 millions d'euros va permettre de financer les premières briques de la gigafactory, le recours aux capital-investissement, dette bancaire et subventions doit venir soutenir les différentes étapes de développement avant l'entrée en production, envisagée d'ici 2028.
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Le choix de recourir au financement participatif - « naturel » pour Nicolas Chevallier - annoncé en mars dernier, via la plateforme Enefip, a étonné dans le monde industriel peu habitué à requérir le soutien financier citoyen pour déployer ses usines. Mais le pari de Carbon semble avoir fonctionné. Si la campagne de financement participatif prévoyait de rassembler près de 1 million d'euros, finalement ce sont 3 millions d'euros qui ont été obtenus en moins de 30 jours, auprès de 2 396 citoyens exactement. Le signal pour le consortium lyonnais qui porte le projet n'est pas neutre alors que le permis de construire de l'usine a été accordé et signé voici tout juste un mois.
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