Deutsche Bank sauve les meubles grâce à la banque de détail
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Deutsche Bank a déjoué les prévisions des analystes. La banque allemande, numéro un du secteur en Europe en termes de revenus, a soldé le troisième trimestre par un bénéfice avant impôts de 942 millions d'euros, supérieur de près de 65% à la moyenne du consensus d'estimations élaboré par l'agence Reuters. Pour mémoire, le troisième trimestre 2010, grevé par une charge exceptionnelle, s'était achevé sur une perte de 1,05 milliard d'euros.
La banque d'investissement a vu son bénéfice divisé par quatre
Si Deutsche Bank a fait mieux que prévu, c'est grâce à ses activités traditionnelles de banque de détail, de gestion d'actifs et de banque privée. Le pôle banque d'investissement a en revanche vu son bénéfice avant impôts divisé par quatre, à 329 millions d'euros, en raison de la crise boursière, qui pèse sur les métiers de trading, de conseil en fusions et acquisitions et de pilotage de levées de fonds. "Depuis la fin 2008 [juste après la faillite de la banque Lehman Brothers ; Ndlr], l'environnement n'avait jamais été aussi difficile", a témoigné Josef Ackermann, président de Deutsche Bank.
Deutsche Bank n'a pas besoin d'argent public
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Une situation qui s'arrangera uniquement si les chefs d'Etats et de gouvernements parviennent à résoudre la crise de la dette de la zone euro, a prévenu Stefan Krause, directeur financier de la banque. Mais ce dernier juge le groupe suffisamment armé pour ne pas avoir besoin d'argent public. Jo Ackermann s'était d'ailleurs opposé à tout projet de recapitalisation forcée, lorsque José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, avait exhorté les banques européennes à se renflouer "d'urgence", voici deux semaines.
Christine Lejoux
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