"Shutdown" : "Cette fois, Wall Street devrait s'inquiéter" (Barack Obama)

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le président américain ne cache plus ses préoccupations à propos du blocage actuel. Il a également fait part de son exaspération vis-à-vis de l'attitude "irresponsable" de ses adversaires républicains.

Les inquiétudes se font de plus en plus vives aux Etats-Unis à propos du "shutdown". Barack Obama, qui a reçu mercredi des dirigeants des plus grandes banques américaines à la Maison-Blanche, a ainsi clamé à propos du blocage actuel,  en particulier au sujet de la dette  : 

Cette fois, Wall Street devrait être s'inquiéter du blocage actuel.

"Évidemment, je suis exaspéré, parce que (cette crise) est complètement superflue"

Mercredi, au deuxième jour d'une paralysie de l'État fédéral provoquée par un désaccord sur le budget au Congrès, le président des Etats-Unis n'a pas caché qu'il était "exaspéré". Sur la chaîne de télévision CNBC, Barack Obama a ainsi déclaré que :

Depuis le début de ma présidence, j'ai fait de gros efforts pour travailler avec les républicains, en mettant en sourdine mes déclarations (...) Certains disent que je suis trop calme (...) Évidemment, je suis exaspéré, parce que (cette crise) est complètement superflue. (...) Lorsqu'il y a une situation dans laquelle un groupe est prêt à faire défaut sur les obligations des États-Unis (envers leurs créditeurs), alors nous avons un problème.

L'attitude "irresponsable" des républicains

Le président américain a encore une fois répété qu'il ne négocierait pas avec ses adversaires républicains sur un relèvement du plafond de la dette. Un déplafonnement jugé nécessaire par le Trésor d'ici au 17 octobre.

Si le Congrès n'y donne pas son feu vert, les États-Unis risqueront de se retrouver en défaut de paiement à partir de cette date, une situation sans précédent. Barack Obama, qui a qualifié l'attitude des républicains d'"irresponsable", a également ajouté :

Je suis exaspéré par l'idée que si je ne dis pas à 20 millions de personnes qu'elles ne peuvent pas avoir accès à une assurance-maladie, l'Etat restera paralysé (...) Si nous prenons l'habitude de permettre à un parti de se livrer à de l'extorsion (...) alors aucun des présidents qui viendront après moi ne pourra gouverner de façon efficace.

Faute d'un accord sur le budget entre démocrates et républicains, les administrations centrales des États-Unis sont partiellement fermées depuis mardi matin.

A lire aussi :

>> Etats-Unis : "Les républicains ont tout à perdre avec le Shutdown"

>> A ceux qui rêvent d'un "shutdown" à la française

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Commentaires
a écrit le 03/10/2013 à 16:57 :
Il n'y a simplement plus de sous, d'argent, de dollards. C'est comme si en France, on avait un groupe qui voterait NON au budjet 2014 qui a été voté en France pour 85 milliards de déficite supplémentaire. Ca c'est une attitude responsable, de dire Stop, on vit au dessus de nos moyens et la dette est tellement énorme qu'il faut arreter de l'aggraver. Obama fait comme Hollande ferait en accusant l'UMP de bloquer les négociations, alors qu'il s'agit simplement de dire la vérité: il n'y a plus d'argent et on va arreter de faire payer vos enfants, petits enfants pour que nous puissions avoir une vie agréable aujourd'hui au détriment de la leur. Etre parent, c'est être responsable, c'est pas profiter du moment présent et laisser ses enfants dans la misère vivre sur nos restes. Avant, les parents laissaient un héritage. Notre génération va laisser une dette et en plus on est pas content? .
Réponse de le 04/10/2013 à 20:18 :
Si vous ne comprenez pas l'argent dette, alors occupez vous d'autre chose.
a écrit le 03/10/2013 à 15:41 :
Oblabla a encore loupé une bonne occasion de se taire.
Si les échanges ne se font pas à Wall street, ils se feront à la city ou à Shangai ou ailleurs.
Mr Obama devrait pourtant le savoir, Big money got no country, big money got no soul.
Enfi, pour paraphraser ce monsieur, oui, les USA ont un problème.
Comment rembourser une dette d'état (tout comptabilisé) de plus de 55000 Milliards ?
a écrit le 03/10/2013 à 14:34 :
Ne serait-ce pas simplement l'exemple que le monde financier est complétement décorrélé du monde "réel" ?

Ou encore, en version cynique, les marchés voient des économies de fonctionnement pour des services qu'ils jugent non-nécessaires ou, encore plus cynique, la baisse de l'activité de surveillance/contrôle de l'état ouvre de nombreuses oppportunités économiques....

Je concéde je troll un peu
a écrit le 03/10/2013 à 13:44 :
SUPER.LES REPUBLICAINS ATTAQUENT LES SOCIALOS BILLES EN TETE.EXACTEMENT CE QU'IL FAUT FAIRE.
a écrit le 03/10/2013 à 10:31 :
Jeu politique !

Obama veut attribuer tout désordre économique et financier aux Républicains dont la baisse de Wall Street. Mais les cours de Bourses actuels sont déterminés par les quantités de monnaie en circulation car il faut les placer quelque part. L'argent qui dort ne rapportera rien. Je ne sais pas si Obama peut infléchir les cours de Bourse. Par contre, il est certain que si cette crise perdurera, le public se révoltera , à tort comme toujours, contre les Républicains. Cela est surtout vrai en ce qui concerne les fonctionnaires en chômage technique. Deuxièmement, les assistés aiment toujours les dépenses publiques même au pays d'Oncle Sam. Attendez de voir ce que j'ai dit!
a écrit le 03/10/2013 à 10:22 :
C'est évidemment très vexant pour le Monde politique de voir que leurs petites querelles intestines n'intéressent pas le marché: le dollar n'a (presque) pas bougé, et les investisseurs font maintenant parfaitement la part des choses, entre la performance d'une entreprise, et la situation des dettes ou l'emploi public. Les valeurs américaines n'ont pas non plus bougé; 800 000 personnes au chomage technique, et si ce n'est pour la visite de la statue de la Liberté, cela ne se voit par personne! Evidemment, si cette situation devait perdurer, j'imagine que cela finirait par se faire sentir..tout se passe donc comme si nous avions deux Mondes parallèles, la vraie Vie, le secteur privé et les entreprises d'une part qui ont déjà suffisament à faire pour ne plus se laisser perturber par leus "dirigeants" politiques, et l"impuissance publique" d'autre part, qui croit posséder les gouvernes du monde, qui pense être acteur de la croissance du pays, et qui n'est plus Rien, si ce n'est un installateur d'obstacles pour les premiers, et un redistributeur de valeurs qui n'existent plus depuis longtemps et qu'il faut aller ponctionner chez d'autres.
a écrit le 03/10/2013 à 9:45 :
Obama se met-il à rêver d'une conception monarchique du pouvoir à la française ? Ce serait oublier que les USA sont une fédération d'états et une authentique démocratie qui garantit le rôle du Congrès. Son ton moralisateur et catastrophiste démontre la faiblesse de sa posture. S'il n'est pas en mesure d'argumenter valablement, qu'il laisse la parole aux représentants des démocrates au Congrès.
a écrit le 03/10/2013 à 9:33 :
Dans cette guéguerre en Démocrates et Républicains pour cause d'élection à venir,c'est le citoyen de base qui paiera l'ardoise comme d'habitude.
a écrit le 03/10/2013 à 9:33 :
Ben voyons... trop injuste vraiment ce système politique US... Les adversaires des gentils peuvent s'opposer à eux en utilisant les textes en vigueur et en faisant ce pour quoi ils ont été élus? Inadmissible! Quand est-ce qu'Obama aura le courage de révoquer ce Congrès illégitime qui lutte contre le progrès, la défense des faibles et fait monter les eaux?

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