Credit Suisse met "tout en oeuvre" pour régler au plus vite le litige fiscal aux Etats-Unis

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Les autorités américaines et Credit Suisse seraient sur le point de conclure un accord selon lequel la banque helvète verserait 1 milliard de dollars
Les autorités américaines et Credit Suisse seraient sur le point de conclure un accord selon lequel la banque helvète verserait 1 milliard de dollars (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les dirigeants de la banque helvète souhaitent tourner la page le plus vite possible. Un accord serait sur le point d'être conclu.

Vivement que l'affaire soit réglée. Tel est en substance le message qu'ont fait passer vendredi les dirigeants de Credit Suisse lors de l'assemblée générale du groupe à Zurich, assurant vouloir "tout mettre en œuvre" pour régler le contentieux aux Etats-Unis sur les actifs non-déclarés.

Credit Suisse est en effet l'une des 14 banques visées par une longue enquête menée par le département de la Justice des Etats-Unis, qui soupçonne ces établissements basés en Suisse d'avoir aidé leurs riches clients américains à se soustraire au fisc.

"L'un des problèmes les plus urgents"

Aussi le président du conseil d'administration, Urs Rohner a-t-il ouvert la séance en déclarant à ses actionnaires que ce litige était actuellement "un des problèmes les plus urgents" que la banque devait résoudre, déclarant qu'il entendait régler la question le plus rapidement possible:

"Depuis le début des investigations à l'encontre de Credit Suisse, que nous avons toujours pris très au sérieux, notre approche a été claire. Nous coopérons avec les autorités américaines, dans le cadre de ce qui est compatible avec le droit suisse"

Le directeur général de la banque, Brady Dougan, qui lui succédait à la tribune a à son tour dit vouloir "tourner la page" sur ce dossier:

"Nous comprenons bien que plus vite ce problème sera résolu mieux cela vaudra"

Un mea culpa et 1 milliard de dollars

En février, Brady Dougan avait été amené à témoigner devant une commission au Sénat américain, où il avait reconnu que la banque s'était mal comportée, estimant le montant des fonds non-déclarés à quelque 7 milliards de dollars, mais rejetant cependant la faute sur un petit groupe d'employés.

Or la pression est monté d'un cran supplémentaire au cours des dernières semaines, alors que la presse a évoqué la possibilité que la banque soit amenée à plaider coupable. Dans un article publié lundi, le Wall Street Journal affirme d'ailleurs que les autorités américaines et Credit Suisse seraient sur le point de conclure un accord selon lequel la banque helvète verserait 1 milliard de dollars et ferait un mea culpa, citant des sources proches du dossier.

Pour l'heure, crédit Suisse aurait, selon le journal suisse Tages Anzeiger, créé une "bad bank", où sont regroupés ces actifs litigieux. Tous les fonds américains off-shore, c'est-à-dire appartenant à des clients américains ne résidant pas en Suisse et dans le collimateur de leur fisc, ont été transférés dans une filiale de la banque: la CS International AG, dont le siège est à Zurich.

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Commentaires
a écrit le 11/05/2014 à 1:53 :
Le gros problème, c'est qu'on leur met des amendes qui ne les touchent pas personnellement ouysique que ce sont les actionnaires et les clinets qui paient...et que donc les dirigeants peuvent continuer le "business as usual". La moindre des choses serait de les virer, mais bon, on est à une époque où si tu détournes les fonds publics, tu peux être ministre et maire de Bordeaux :-)
a écrit le 09/05/2014 à 18:42 :
L'amende est à considérer comme un investissement qui permettra de continuer à faire du business aux US. Business as usual

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