UBS et Crédit Suisse ne paieraient plus d'impôt dans leur pays depuis cinq ans

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UBS et Crédit Suisse bénéficient de rabais fiscaux dans leur pays d'origine.
UBS et Crédit Suisse bénéficient de rabais fiscaux dans leur pays d'origine. (Crédits : Reuters/Arnd Wiegmann)
Les deux établissements auraient mis à profits rabais fiscaux accordé par la Suisse. Elles auraient ainsi économisé près de 2 milliards de francs suisse (1,6 milliard d'euros ) en tout.

"UBS augmente les bonus grâce à des rabais fiscaux". C'est ainsi que le journal Le Matin Dimanche titre son article sur les pratiques fiscales des deux plus importants établissements bancaires du pays.

400 millions par an

D'après cette enquête publiée ce dimanche, UBS et Crédit Suisse ne versent plus d'impôt à l'administration fiscale helvétique depuis...  cinq ans. En tout, les deux groupes auraient dû verser "400 millions de francs suisse" (329 millions d'euros) par an si elles n'avaient pas bénéficié de rabais.

Les crédits d'impôt mis en place par le gouvernement suisse auraient été particulièrement mis à profit par les deux entreprises. Le journal précise que le parlementaire Vert Luc Recordon a l'intention de demander des investigations publiques sur ces pratiques.

La Confédération au secours d'UBS

Pour mémoire, la Confédération avait été contrainte de créer un fond de secours pour regrouper les actifs toxiques d'UBS, laquelle se trouvait en difficulté dans le sillage de la crise des "subprimes" aux Etats-Unis. Depuis, UBS a racheté ce fonds, ce qui a rapporté 3,4 milliards de francs suisses (2,7 milliards d'euros) à la Banque Nationale Suisse (BNS). 

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Commentaires
a écrit le 09/03/2014 à 22:42 :
Il me semble que la Confédération a simplement compensé le coût de l'alignement politique suite aux pressions des US qui ne veulent pas que les paradis fiscaux soient en dehors du giron contrôlé (il suffit de voir le sort de la Hollande, du Luxembourg, de l'Irlande, du glacis fiscal du RU et des US comparé au traitement des autres pour comprendre). Les US sont dans une politique du rapport de force de plus en plus brutal. Il suffit de voir avec quelle désinvolture ils traitent leurs soit disant alliés, comment au moindre signe de "discussion" des termes, ils procèdent à quelques tirs de semonce et quelques exercices punitifs ciblés pour comprendre. A tel point que même l'Allemagne commence à trouver ce comportement limite alors qu'il sert leurs intérêts.
Dernier point, regardez la différence de traitement réservé par l'UE à la Suisse et à la Turquie... C'en est gênant.
a écrit le 09/03/2014 à 18:36 :
Ceci regarde les Suisses qui vont très bien merci. Que la France ridicule et jalouse qui a les pieds dans la m----- s'occupe de ses affaires...
Réponse de le 09/03/2014 à 20:37 :
Ceci est de la distorsion de concurrence , merci !!!
Réponse de le 10/03/2014 à 13:08 :
"de la distorsion de concurrence"? OUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH! Elle est bien bonne celle là.

La vrai distorsion de concurrence se nomme "gouvernement Hollande"! Quand un gouvernement se propose de taxer les gens à 75% vous ne risquait pas d'être conurrentiel avec qui que cela soit!
a écrit le 09/03/2014 à 18:15 :
Si la Suisse était dans l'union ? Brussel aurait il autorisé ces largesses fiscales ?. J'en doute.
Réponse de le 09/03/2014 à 21:18 :
Seulement la Suisse n'est pas dans l'union et ce n'est pas demain la veille qu'elle va y entrer.
a écrit le 09/03/2014 à 15:48 :
Il n'y a que des français pour croire que des banques globalisées, côtées en bourse et ayant dans leur nom le terme "suisse" sont effectivement des banques suisses!

Il faut vous réveiller les gars: une banque, que son origine soit américaine, suisse ou française, se moque royalement des intérêts du pays qui l'a vu naître.... Seuls ses propres intérêts comptent.

Pour info, le Credit Suisse est dirigée par un américain et une forte proportion de ses actions sont dans les mains des pays arabes (vous savez les gars qui ont du pétrole) et l'UBS a été dirigée jusqu'à l'année passée par un allemand et une forte proportion de ses actions appartiennent à un fond souverain de Singapour.

Alors les pseudo banques suisses qui font tant de mal à l'image du pays SUISSE (il suffit de lire les commentaires des médias de l'Hexagone), la France et sa caste politique peut toujours en parler, c'est de la salive pour rien: Les Montebourg et autre Moscovici feraient d'orienter leur regard un peu plus loin que Genève.

Ces banques se moquent depuis longtemps du célèbre secret bancaire suisse, ils réalisent leur bénéfices dans le monde entier et maintenant plus particluièrement en Asie,

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