JPMorgan et Morgan Stanley veulent faire des économies

Ces établissements historiques envisagent une baisse des rémunérations et quelques suppressions d'emplois. Goldman Sachs n'est pas épargnée.
Après un plongeon de 21% à 3,8 milliards de dollars au premier trimestre, les recettes des Revenus Fixes de JP Morgan, qui regroupent les activités de courtage des obligations, de changes et de matières premières, devraient encore chuter aux alentours de 20% au deuxième trimestre. | REUTERS
Après un plongeon de 21% à 3,8 milliards de dollars au premier trimestre, les recettes des "Revenus Fixes" de JP Morgan, qui regroupent les activités de courtage des obligations, de changes et de matières premières, devraient encore chuter aux alentours de 20% au deuxième trimestre. | REUTERS (Crédits : Reuters/Eduardo Munoz)

"Dans une année difficile comme celle-ci, il faut s'attendre à ce que les rémunérations baissent".

Voici ce qu'a lancé la directrice financière de JPMorgan, Marianne Lake, lors d'une conférence à New York. Celle-ci a justifié la baisse des rémunérations de ses salariés dans les prochains mois, dans l'optique de mieux maîtriser ses coûts dans un contexte réglementaire difficile.

Si Marianne Lake n'a pas donné d'indication sur l'ampleur de la baisse, elle a fait savoir que tout dépendrait de la performance de l'établissement financier dans la seconde moitié de l'année, a-t-elle défendu.

Suppressions d'emplois

JPMorgan, première banque américaine en termes d'actifs, qui détermine la rémunération de ses banquiers suivant leurs résultats, pourrait aussi supprimer des emplois dans l'activité de "Revenus Fixes", sa vache à lait depuis la crise, qui est sous pression depuis le début de l'année, selon Marianne Lake.

D'ailleurs, après un plongeon de 21% à 3,8 milliards de dollars au premier trimestre, les recettes des "Revenus Fixes", qui regroupent les activités de courtage des obligations, de changes et de matières premières, devraient encore chuter aux alentours de 20% au deuxième trimestre, a prévenu en mai la banque.

Ces produits financiers, qui offrent des rendements parmi les meilleurs, font désormais l'objet d'une réglementation plus stricte et d'une politique moins accommodante de la banque centrale américaine (Fed). Dans ce nouvel environnement marqué par des primes de risques normalisées, les investisseurs leur préfèrent les actions.

 

Morgan Stanley et Goldman Sachs

Morgan Stanley n'est pas en reste. Lors de la même conférence à New York, le PDG de la banque d'affaires, James Gorman - qui a pourtant doublé son salaire en 2013 - a pour sa part annoncé de nouvelles mesures d'économies après des baisses de rémunérations déjà connues.

La banque va notamment supprimer des emplois dans ses salles de marchés de changes et de taux, selon James Gorman. Moins de 100 salariés seraient concernés, selon la presse américaine.

Enfin, un autre fleuron de Wall Street, la prestigieuse banque d'affaires Goldman Sachs a aussi déjà annoncé une baisse des rémunérations de ses banquiers, qui tournent en moyenne à 400 000 dollars par an,  et un allègement non chiffré de ses effectifs pour les mêmes raisons.

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