Sarkozy ne veut plus de régime de faveur pour l'assurance vie

Ivan Best

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Même s'agissant de l'assurance vie, il est possible de faire preuve de lyrisme. Ainsi, Arnaud Montebourg, qui intervenait ce jeudi devant les troisièmes assises de l'épargne et la fiscalité, organisées par l'Afer, le candidat à la primaire de gauche a tenu à saluer dans ce placement "un bien collectif national". Et d'ajouter que "l'a beauté de l'assurance vie, c'est l'alliance de la liberté et du civisme". L'assurance vie est "un outil considérable pour la France" a ajouté l'ex ministre socialiste de l'Économie. En accord avec les adhérents de l'Afer, il prône la stabilité fiscale pour ce placement favori des Français. "Une nouvelle majorité peut changer les règles, mais elle doit ensuite s'engager à les maintenir pour cinq ans". En ce qui le concerne, il n'est pas vraiment prêt à améliorer encore le régime fiscal de l'assurance vie. Il s'agirait plutôt de maintenir l'existant.
Surtout, Arnaud Montebourg voudrait que 10% des sommes placées en assurance vie, soit 160 milliards d'euros, soient directement affectés au financement des PME, comme il l'a redit ce jeudi. Sur ce point, Gérard Bekerman, président de l'Afer, ne lui a pas répondu, mais les assureurs sont unanimes à considérer que le respect de cette règle n'est pas possible, compte tenu des contraintes prudentielles.
Interrogé à son tour par les adhérents de l'Afer, Nicolas Sarkozy ne s'est pas montré aussi enthousiaste pour l'assurance vie que son adversaire politique. L'ancien président ne veut plus de "fléchage" de l'épargne, vers tel ou tel régime particulier. S'il revenait au pouvoir, il mettrait en place un régime fiscal unique pour l'ensemble des revenus de l'épargne, comme il l'a confirmé ce jeudi. Tous seraient taxés à hauteur de 26%, prélèvements sociaux compris. S'agissant de l'assurance vie, ce serait donc un peu plus qu'aujourd'hui (23% au total). Surtout, ce placement apparaîtrait moins avantageux comparativement, ce qui ne ferait pas forcément l'affaire des assureurs.
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S'agissant des droits de succession, le candidat à la primaire de la droite et du centre veut étendre jusqu'à 400.000 euros l'exonération par bénéficiaire. Là aussi, cela diminuerait quelque peu l'avantage comparatif de l'assurance vie.
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