Les banques irlandaises sommées de revoir leur politique salariale

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L'aide publique dont ont bénéficié les établissements de crédit irlandais va les obliger à revoir leur stratégie de rémunération. La prise de risque ne devra plus être favorisée par le versement de bonus. Les contrevenants seront passibles d'amende sévères.

Le message que la banque centrale irlandaise leur a adressé ce mercredi est sans appel. Les établissements de crédit installés en Irlande doivent désormais revoir leur politique de rémunération et lier les bonus à une gestion raisonnable des risques, sans quoi elles s'exposent à des amendes et leurs dirigeants à des sanctions.

Finie la culture des bonus et la distribution des jetons de présence dans les conseils d'administration aui a favroisé la création d'une bulle immobilière dont l'éclatement a mis le secteur bancaire irlandais à terre, obligeant l'Etat à faire appel à l'aide de l'UE et du FMI pour le renflouer.

"Il est clair que les conseils d'administration doivent devenir plus objectifs et indépendants dans leur contrôle des rémunérations et moins arrangeants dans leurs négociations avec les employés ou employés potentiels", insiste la banque centrale de Dublin dans un courrier adressé aux dirigeants des banques.

La plupart des établissements ont commencé à mettre en oeuvre des réformes mais l'examen des politiques de rémunération a donné des résultats décourageants, une seule banque ayant pris des mesures fortes.

"Si une banque n'use pas des bonnes incitations financières, elle ne gère pas ses risques - c'est aussi simple que cela. Nous attendons des banques qu'elles se soient occupé de ces problèmes lorsque nous examinerons à nouveau leurs pratiques en matière de rémunération en 2011", dit dans un communiqué le chef de la supervision des institutions financières de la banque centrale, Jonathan McMahon.

La banque centrale souligne dans son courrier qu'en vertu des nouvelles règles européennes et irlandaises, elle sera en mesure de sanctionner les banques à partir de l'an prochain si la politique de rémunération n'est pas améliorée.

La banque centrale peut infliger des amendes d'un montant maximum de cinq millions d'euros aux banques ou 500.000 euros à une personne mais n'a actuellement pas les moyens de mettre ces sanctions à exécution, ce qui ne sera plus le cas en 2011.

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Commentaires
a écrit le 12/04/2011 à 11:56 :
chez nous tout marche de nouveau..............jusqu'à la prochaine crise, qui va d'ailleurs approchée à grand pas. Qu'on fait nos hommes politiques? Rien du tout. Tout est redevenu comme avant, des bonus par milliards, l'arrogance est là aussi. Tant que ces personnes resteront aussi puissantes, et en plus ne risquant pas grand chose, ils écrèment au maximum. L'argent n'a pas d'odeur. C'est une honte. Nos hommes politiques ne valent pas mieux, c'est triste de voir qu'ils sont à la merci des banques.. Les fonds souverains ont plus de puissance, et veulent le fric.... le chômage ce n'est pas leurs problèmes. A moins d'en mettre derrière les barreaux et de leur faire recracher le pognon. Le seul qui trinqué c'est Kerviel, et ce n'était pas le patron.
a écrit le 02/12/2010 à 16:50 :
Par contre, pour les banques britanniques nationalisées, les bonus peuvent être versés "comme en quarante". Les risques y sont maitrisés ! Depuis que l'Etat, la Banque centrale du Royaume-Uni ont assainis la situation. Bof.
a écrit le 02/12/2010 à 10:52 :
on serait particulièrement inspiré de généraliser à toutes les banques ce principe qui apparaît élémentaire, sauf pour les institutions financières bien sûr, et à condition bien évidemment de se donner les moyens de les pénaliser si elles contrvenaient à ces principes. On peut rêver en cette période de fin d'année !!!

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