Deutsche Bank lie les gains de ses chefs à des critères sociaux et environnementaux
AFP

Cette pratique va toucher dans un premier temps à peine vingt personnes avant de s'étendre.
Kai Pfaffenbach
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Cette pratique va toucher dans un premier temps à peine vingt personnes avant de s'étendre.
Kai Pfaffenbach
Deutsche Bank, la première banque allemande, a annoncé ce lundi qu'une partie de la rémunération de ses plus hauts dirigeants dépendra d'objectifs de croissance dans le développement durable, à partir de l'an prochain.
Cette pratique va toucher dans un premier temps à peine vingt personnes, soit les dix membres du directoire présidé par Christian Sewing et sept hauts dirigeants de la banque, qui composent ensemble un "comité exécutif de groupe", a appris l'AFP.
Il est prévu ensuite que cette pratique, en concernant la partie variable de la rémunération, soit étendue à d'autres étages du management, a-t-on encore appris.
En mai dernier, la banque s'est fixée d'atteindre d'ici 2025 un total de 200 milliards d'euros dans des projets durables, que ce soit via des financements pour la clientèle ou des placements opérés par sa division gestion d'actifs.
Elle se dit "convaincue qu'elle sera en mesure de dépasser" l'objectif d'étape fixé à 20 milliards d'euros en 2020, face à l'appétit grandissant des clients pour cette catégorie de financements.
En septembre, Deutsche Bank figurait parmi les 150 entreprises et investisseurs signataires d'une lettre exhortant les dirigeants européens à réduire d'au moins 55% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport à 1990, objectif finalement retenu par l'UE.
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