Fusion des réseaux Société Générale et Crédit du Nord : un chantier à haut risque mais à fort potentiel
Eric Benhamou avec Florine Galéron
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Le groupe Société Générale joue gros sur son chantier de rapprochement de ses réseaux d'agences Société Générale et Crédit du Nord, annoncé en décembre 2020. C'est sans doute le projet le plus structurant pour le groupe depuis longtemps, initié par le directeur général sortant, Frédéric Oudéa et confié à son successeur présomptif, Sébastien Proto. « Un rapprochement de cette ampleur ne s'est pas vu depuis longtemps dans le secteur bancaire », reconnaît Marie-Christine Ducholet, directrice de la banque de détail en France.
L'enjeu dépasse les synergies promises, soit 350 millions d'euros de réduction de coûts en 2024 et 450 millions en 2025. Il dépasse même son volet physique de réduction du nombre d'agences de 2100 à 1500, et sa nouvelle empreinte de marque. Il s'agit surtout de créer « une nouvelle banque » où tous les process internes et les modèles relationnels seraient revus et modernisés lors de la migration informatique du système Crédit du Nord sur celui de Société Générale.
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« C'est effectivement le système Société Générale qui va accueillir les clients du Crédit du Nord mais c'est un système qui aura été considérablement enrichi entre temps », explique Marie-Christine Ducholet. Au final, ce chantier recèle un potentiel de renforcement des positions de Société Générale dans la banque de détail, ce qui lui vaudrait au passage d'être mieux valorisée en Bourse. D'autant que ce rapprochement se couple avec une stratégie très offensive dans le domaine de la banque en ligne, de sa filiale Boursorama, qui a un objectif de quatre millions de clients cette année.
Eric Benhamou avec Florine Galéron
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