La néobanque pour entreprises Qonto lève 20 millions d'euros

 |   |  554  mots
Alex Prot et Steve Anavi les cofondateurs de Qonto.
Alex Prot et Steve Anavi les cofondateurs de Qonto. (Crédits : DR)
Un an après le lancement de son compte courant en ligne ciblant TPE et PME, la startup parisienne réalise un nouveau tour de table auprès de ses actionnaires historiques, le fonds de Peter Thiel, Valar, et le fonds français Alven. La Banque européenne d'investissement (BEI) entre au capital.

[Article publié le 24.09.2018 à 8:36, mis à jour à 10h45]

Un peu plus d'un an après une levée de fonds de 10 millions d'euros et le lancement de son compte courant en ligne ciblant les TPE et PME, la néobanque Qonto réalise un nouveau tour de table, de 20 millions d'euros, auprès de ses actionnaires historiques, le fonds de Peter Thiel (ex-PayPal), Valar, et le fonds de capital-risque français Alven. La Banque européenne d'investissement (BEI) entre au capital de la startup parisienne, fondée en 2016 par Alex Prot et Steve Anavi.

"Cette levée est la plus importante réalisée par une néobanque française" fait valoir l'entreprise dans un communiqué.

Début septembre, l'appli de compte bancaire pro pour les indépendants Shine a levé 8 millions d'euros auprès des fonds français XAnge et Daphni. En mars dernier, une autre néobanque pour entreprises, Margo Bank (ex-TrustBK), a levé 6,4 millions d'euros : elle a mandaté Rothschild pour lever plusieurs millions d'euros auprès d'un actionnaire de référence et  obtenir un agrément d'établissement de crédit. En février, l'appli de paiement Lydia, qui évolue vers la néobanque grand public, a récolté de son côté 13 millions d'euros. En septembre 2015, Compte Nickel avait levé 10 millions d'euros, avant d'être rachetée par BNP Paribas en 2017 pour 200 millions d'euros.

"Cette levée de fonds nous donne les moyens d'accélérer notre croissance, et de devenir l'alternative incontournable aux banques traditionnelles, pour les entreprises européennes" a commenté Alexandre Prot, le directeur général  de Qonto.

L'entreprise prépare notamment le lancement de son offre en Allemagne, en Italie et en Espagne l'an prochain. Elle compte doubler de taille en recrutant plus de 100 personnes dans les 12 mois à venir, en plus des 90 personnes employées aujourd'hui à Paris.

Agrément d'établissement de paiement

La Fintech pour entreprises et indépendants, au modèle 100% digital, revendique 25.000 entreprises françaises clientes, et plus de 1,7 milliard d'euros de transactions traitées. L'objectif de la startup est de convaincre "des centaines de milliers de TPE/PME en Europe dans les trois prochaines années".

Au début du mois de septembre, Qonto avait annoncé avoir obtenu son agrément d'établissement de paiement auprès de l'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, adossée à la Banque de France), dans le cadre de l'entrée en vigueur de la directive européenne sur les paiements DSP2. "Une première en France pour une néobanque B2B", avait-elle souligné, et une avancée lui permettant "d'acquérir une plus grande autonomie pour nouer des partenariats avec d'autres acteurs et s'étendre en Europe". Qonto s'était jusqu'ici adossée à Treezor, qui a son propre agrément d'établissement de paiement, afin de pouvoir lancer son offre plus vite.

Lire aussi : « Les TPE sont les oubliées de la révolution digitale de la banque »

 Les fonds levés serviront d'ailleurs notamment au lancement de son système "core payment" propriétaire. Les fonds du groupe BEI, qui viennent du "Plan Junker", serviront au développement des outils techniques et des équipes dédiées au produit, ainsi qu'aux dépenses en capital requises dans le cadre de la mise en place de la nouvelle plateforme de paiements.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :