La vente des activités de détail d’HSBC France serait imminente
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La banque HSBC recentre ses activités en France sur la banque de gros et la gestion de fortune.
Brendan McDermid
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La banque HSBC recentre ses activités en France sur la banque de gros et la gestion de fortune.
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« Nous poursuivons la revue stratégique de nos opérations de banque de détail en France et nous sommes en négociation pour une vente potentielle, bien qu'aucune décision n'ait été encore prise. Si une vente est mise en œuvre, une perte sur cette vente est attendue » : le rapport annuel du groupe bancaire sino-britannique HSBC confirme la poursuite du processus de vente, initiée dix-huit mois plus tôt. « Le processus touche à sa fin et nous espérons faire des annonces bientôt », a même glissé le patron du groupe, Noël Quin, lors de la présentation des résultats annuels.
De son côté, Jean Beunardeau, directeur général d'HSBC France, se refuse de se prononcer sur le calendrier. «J'ai tellement conseillé à mes clients de ne jamais indiquer une date limite que je ne tomberai pas à mon tour dans ce piège », a-t-il indiqué mardi après midi lors de la présentation des résultats de la nouvelle entité post Brexit, HSBC Europe Continentale, qui regroupe les activités de la banque dans 11 pays européens. Pour autant, le dirigeant a confirmé l'intérêt pour le dossier de plusieurs acquéreurs potentiels. Des noms sont régulièrement cités, comme le fonds Ceberrus ou le fonds Anacap, qui détient déjà en France la banque Milleis (ex-Barclays), sans que cela soit confirmé de part et d'autre.
« Le Covid a ralenti les discussions et nous ne vendons pas une filiale, mais des actifs et des passifs, ce qui nécessite dans le monde bancaire des centaines de pages de clarification, et cela prends du temps. Nous devons également veiller à la qualité du repreneur, y compris sur la capacité de ses systèmes informatiques à accueillir les clients et les collaborateurs d'HSBC », avance Jean Beunardeau pour justifier la longueur de cette opération de cession. La vente n'est pas aisée car l'activité détail (200 agences en France) est structurellement déficitaire.
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Pour faciliter la vente, le groupe n'a pas hésité d'ailleurs à passer à la paille de fer les comptes de la filiale française, qui accuse du coup une perte après impôts de près de 900 millions d'euros, dont 300 millions de charges fiscales exceptionnelles. Des charges de restructurations ont également pesé, tant sur le financement du plan de sauvegarde de l'emploi sur les activités de banque de financement, annoncé l'été dernier, que sur la rupture conventionnelle collective des activités de banque commerciale, qui est en cours de mise en œuvre. Le périmètre de la vente concerne environ 4.000 salariés en France, dont environ 3.500 dans le réseau HSBC.