Le gendarme des marchés requiert 1 million d'euros d'amende contre la Banque Postale

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Cette amende a été demandée par le Collège de l'AMF, son instance en charge des poursuites, lors d'une séance publique devant la Commission des sanctions, seule habilitée à sévir au sein du gendarme boursier français.
Cette amende a été demandée par le Collège de l'AMF, son instance en charge des poursuites, lors d'une séance publique devant la Commission des sanctions, seule habilitée à sévir au sein du gendarme boursier français. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
L'affaire concerne la commercialisation d'un fonds à destination de particuliers. L'AMF reproche notamment à la Banque Postale notamment d'avoir insuffisamment informé les clients qui souhaitaient vendre leur part sur les pertes potentielles, mais aussi de ne pas avoir gardé la trace des conseils fournis.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a requis mercredi 8 juin une amende de 1 million d'euros contre la Banque Postale pour insuffisance d'informations concernant la commercialisation d'un fonds à destination de particuliers.

Cette amende a été demandée par le Collège de l'AMF, son instance en charge des poursuites, lors d'une séance publique devant la Commission des sanctions, seule habilitée à sévir au sein du gendarme boursier français.

L'affaire porte sur la commercialisation des FCP (fonds commun de placement) Progressio et Progressio 2006, qui étaient investis en actions et obligations, tout en garantissant le capital au bout de huit ans de détention.

Clients exposés à des pertes jusqu'à 30%

Arrivant à échéance début 2014 et début 2015, ces fonds ont connu des difficultés en 2011 en pleine crise de la dette en zone euro, si bien que leur valeur a chuté, exposant les particuliers à des pertes en cas de rachats de leurs parts, pouvant aller jusqu'à 30% de l'exposition.

Or, à partir de début 2012, plus de 500 clients ont souhaité sortir du fonds avant l'échéance, enregistrant des pertes totales supérieures à 500.000 euros.

La représentante du Collège a toutefois ramené ce chiffre à un peu plus de 300.000 euros, en ne retenant pas les cessions qui étaient jugées adaptées aux clients et celles qui ont été faites à l'encontre des conseils de la banque.

"Honorer la confiance" des épargnants

L'AMF reproche à la Banque Postale à la fois d'avoir insuffisamment informé les clients qui souhaitaient vendre leur part sur les pertes potentielles, d'avoir fourni un conseil en investissement inadapté et de ne pas avoir conservé des enregistrements permettant de retracer les services fournis.

Le gendarme boursier insiste sur le fait que ces manquements ont été constatés alors même qu'il avait alerté la Banque Postale en septembre 2011 et que cette dernière s'était engagée à mieux encadrer ses procédures.

La représentante du Collège de l'AMF a insisté sur la particularité de la Banque Postale, très présente chez les particuliers, signifiant qu'une "rigueur accrue" est attendue de sa part afin qu'elle puisse "honorer la confiance qui lui avait été accordée" par les épargnants.

L'AMF a en outre estimé que les clients n'étaient pas au courant des pertes subies (AFP).

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Commentaires
a écrit le 08/06/2016 à 17:26 :

On dit merci au gestionnaire du fond pour ces belles performances...


a écrit le 08/06/2016 à 14:02 :
La Banque Postale se livre à des déviances multiples et variées, en particulier en prélevant des frais indument, souvent en doublons avec des appellations fantaisistes pour des services fictifs...

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