Le marché du crédit immobilier donne déjà des signes d’essoufflement
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Le nombre de transactions demeure bien moins élevé sur la période 2016-2019.
AFP
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Le nombre de transactions demeure bien moins élevé sur la période 2016-2019.
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« Tout va bien, mais tout ira mieux demain ! » : ainsi résume Michel Mouillart, conseiller scientifique de l'Observatoire Crédit Logement/CSA, la situation du marché du crédit immobilier. Le rebond de la production de crédit à l'habitat au premier semestre est indiscutable. En glissement semestriel, la production est en hausse de 25 %.
En revanche, dans le détail, l'Observatoire note que la hausse de production en glissement trimestriel est moins rapide qu'en glissement annuel. Ce qui signifie que la hausse de la production est en train de ralentir, selon l'organisme interbancaire de caution. Ce qui marque une rupture de tendance sur l'année.
Ce constat est partagé par la Banque de France, sur la base des crédits effectivement décaissés, avec un effet de retard de deux à trois mois, et qui vient de dévoiler une production de crédit qui marque le pas en mai, à 11,5 milliards d'euros contre 12,6 milliards en avril.
« Nous ne sommes pas sur un retournement de marché, ou sur l'apparition d'un risque de récession, mais simplement sur un atterrissage du marché », précise Michel Mouillart. Mais en dépit de presque une année et demie de reprise, le marché reste encore inférieur, en nombre de prêts, de 30 % par rapport aux années 2016 à 2019, et de 40 % en termes de production. Donc, en théorie, le marché devrait avoir encore de belles marges de progression.
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Les ménages ne doivent pas espérer un coup de pouce grâce à de nouvelles baisses des taux des crédits immobiliers. Selon l'Observatoire, le taux moyen (pour un crédit de 20 ans, hors assurance et frais) plafonne à 3,07 % à la mi-juillet (dans une fourchette de 2,72 %, pour les meilleurs dossiers, à 3,41 % pour les moins bons) et il devrait se maintenir à ce niveau au second semestre. Globalement, les taux ne seront plus orientés à la baisse. En moyenne sur l'année 2025, l'Observatoire retient un taux moyen de 3,11 %, avec un taux moyen en fin d'année de 3,05 %. Bref, c'est la prudence qui va dominer les banques dans les prochains mois.
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