Les tarifs bancaires vont encore fortement grimper en 2025
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L'augmentation la plus importante concerne les « petits consommateurs », à savoir ceux disposant d'un ensemble de services de base, d'après l'association CLCV.
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L'augmentation la plus importante concerne les « petits consommateurs », à savoir ceux disposant d'un ensemble de services de base, d'après l'association CLCV.
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Votre banque ne vous aura jamais coûté aussi cher : c'est ce qu'il ressort de l'étude annuelle de l'association de consommateurs CLCV, dévoilée ce jeudi. Elle a pour cela épluché les grilles tarifaires en vigueur au 1er février 2025 au sein d'une centaine d'établissements, réseaux nationaux et caisses régionales.
Ainsi, à titre d'exemple, les frais de tenue de compte, socle indispensable du service bancaire, s'affichent en hausse d'environ 8%. Ceux liés aux cartes bancaires +3% à 3,4%. « Les frais de tenue de compte, les cartes bancaires, les retraits aux distributeurs automatiques de billets sont les postes sur lesquels nous avons constaté le plus d'augmentations dans les différents réseaux » bancaires, écrivent les auteurs de l'étude.
L'association CLCV attire également l'attention des consommateurs sur les offres groupées de service (ou package dans le jargon bancaire) souscrits par la majorité des clients. Ces formules « ne sont pas toujours avantageuses par rapport à la souscription à l'unité de produits identiques », fait-elle observer.
Seule éclaircie cette année, la gratuité nouvelle des virements instantanés, qui permettent aux bénéficiaires de recevoir en moins de 10 secondes l'argent viré. Pour être en conformité avec le règlement européen, les banques ont en effet obligation d'aligner les tarifs de ce type de virements aux virements classiques, qui sont généralement gratuits.
Dans le détail, l'augmentation la plus importante concerne les « petits consommateurs », à savoir ceux disposant d'un ensemble de services de base. Ils paieront désormais chaque année 69,78 euros, +5,46% de plus. La hausse est du même ordre pour les consommateurs dits « moyens » (un couple avec deux cartes disposant d'une assurance perte et vol) : +5,29% pour un montant annuel de 134,94 euros.
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Les « gros consommateurs » au sens de CLCV, c'est-à-dire deux titulaires « haut de gamme » avec une carte Gold ou Premier et effectuant de nombreux retraits, sont davantage ménagés avec une progression de +3,88%, à 214,87 euros.
Reste que ces moyennes cachent des disparités. Le marché de la banque de détail « reste, en effet, marqué par d'importants écarts de prix entre les marques, les types de relation bancaire, mais également les régions », soulignait à la fin de l'année dernière le site spécialisé Moneyvox, qui s'était prêté lui aussi à l'exercice de comparaison tarifaire.
Ces montants moyens calculés ne comprennent par ailleurs pas en compte les frais d'incident bancaire (commissions d'intervention, rejets de prélèvement, de virement ou de chèque, etc.). Or, les banques facturent, dans leur très grande majorité, le montant maximum autorisé. Pour la commission d'intervention, il est par exemple de 8 euros en cas de découvert. Les frais de rejet de chèque sont, eux, généralement de 50 euros par chèque d'un montant de plus de 50 euros.
Si bien que, pour les clients négligents ou en difficulté financière, les frais peuvent se chiffrer en centaines d'euros par an. Selon le comparateur Panorabanques, ces frais d'incidents bancaires représentent en moyenne un tiers des frais bancaires totaux pour les consommateurs.
Avec cette nouvelle hausse en 2025, les tarifs bancaires poursuivent leur progression entamée l'année dernière, après une quasi stabilité en 2023 malgré le contexte d'inflation élevée. Un constat déjà réalisé à l'automne dernier par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), qui soulignait néanmoins que les augmentations étaient inférieures à l'inflation.
« Selon l'indice Insee, les prix des services bancaires ont crû de 3% entre juin 2023 et juin 2024, contre 2,2% pour l'inflation générale. Sur deux ans, cette hausse reste cependant maîtrisée, car la hausse des prix des services bancaires de juin 2022 à juin 2024 (+2,9%) est largement inférieure à l'inflation sur la même période (+6,8%). Et sur une plus longue période, de juin 2014 à juin 2024, la hausse des prix des services bancaires est également inférieure à l'inflation », peut-on lire dans son rapport annuel paru en octobre.
Reste que la situation s'est inversée depuis puisque l'inflation s'est largement réduite dans l'Hexagone. Elle a atteint +1,3% en décembre, selon la dernière estimation provisoire de l'Insee et se situe, depuis la fin de l'été, sous la barre des 2%.
Plus globalement, c'est l'ensemble des services financiers qui augmentent cette année pour les ménages, et bien au-delà du niveau d'inflation. Aux frais bancaires s'ajoutent la hausse des tarifs d'assurance automobile - qui serait de 4% à 6% en 2025 -, et celle des multirisques habitation - de 8% à 12%-, selon les estimations de deux cabinets spécialisés.
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Dans son étude annuelle, l'association CLCV a classé les banques en fonction de leurs offres. Il en ressort que le Crédit coopératif est compétitif sur l'ensemble des segments du marché. LCL l'est pour les petits consommateurs et BNP Paribas pour les consommateurs moyens.
A contrario, la SG, fusion des réseaux de banque de détail de Société Générale et du Crédit du Nord, figure parmi les banques les plus chères sur l'ensemble des profils. Idem, dans une moindre mesure, pour La Banque populaire.
Les banques en ligne « peuvent constituer une alternative intéressante pour les consommateurs adeptes de la relation à distance », estime par ailleurs l'association de consommateurs. « Leurs offres sont en effet compétitives, à condition d'être vigilant aux éventuelles conditions d'utilisation », souligne-t-elle.
(Avec AFP)
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