Néobanque : Starling Bank quadruple ses profits en 2022
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Starling Bank, une des trois principales néobanques britanniques avec Revolut et Monzo, a su se faire une place sur le marché des PME.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Starling Bank, une des trois principales néobanques britanniques avec Revolut et Monzo, a su se faire une place sur le marché des PME.
Reuters
Starling Bank compte bien défier le mauvais sort qui frappe depuis un an les néo-banques qui voient leur valorisation fondre comme neige au soleil et qui ont des difficultés à trouver de nouveaux financements. « Nous sommes rentables, bien capitalisés et nous n'avons pas besoin de lever des fonds », se permet ainsi d'avancer Anne Boden, PDG et fondatrice de Starling dans sa traditionnelle lettre aux clients de début d'année.
De fait, après huit ans à peine d'existence, la banque voit ses bénéfices avant impôts multiplié par quatre en décembre 2022 à 250 millions de livres (283 millions d'euros) sur une base annualisée, pour un revenu, également annualisé, de 600 millions de livres sterling (680 millions d'euros). Une profitabilité plus qu'honorable qui fait figure d'exception dans l'univers des néobanques. Le tout avec des effectifs qui ont progressé d'un tiers en 2022 à 2.300 salariés.
Avec plus de 3,4 millions de comptes, dont 520.000 comptes PME (9% de part de marché), la banque britannique présente des chiffres flatteurs, comme un portefeuille de prêts de 4,7 milliards de livres sterling (65% de crédits immobiliers) et 10,7 milliards de dépôts (soit environ 3.500 euros par compte).
À lire également
« Starling a toujours été l'outsider, la fintech diligente, travailleuse, socialement consciente et férue de technologie », avance Anne Boden pour expliquer ces résultats. Mais, surtout, la banque « n'a jamais été aussi cool que ces entreprises dirigées par des frères techniciens de 30 ans. Mais comme nous l'avons vu, les marchés ont la fâcheuse habitude de se corriger ». Sans la nommer, on pense évidemment à la néobanque Monzo, valorisée 4,5 milliards de dollars il y a tout juste un an, ou bien Revolut, qui n'a toujours pas publié ses comptes 2021.
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise