La néobanque Starling entre dans le club des licornes
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La néobanque britannique Starling affirme être rentable depuis le mois de novembre 2020 et vise des profits en 2021.
Starling Bank
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La néobanque britannique Starling affirme être rentable depuis le mois de novembre 2020 et vise des profits en 2021.
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Cette fois, c'est la bonne. Après une tentative avortée à 200 millions de livres à l'automne dernier, la néobanque Britannique vient de boucler un nouveau tour de table de 272 millions de livres, ce qui porte sa valorisation à 1,1 milliard de livres. L'opération a été menée par Fidelity Management, avec la participation notamment du Qatar Authority Fund et de Millennium Management.
Alors que les néobanques tardent à atteindre leur point d'équilibre, ce qui pèse sur leurs valorisations, Starling Bank affirme être rentable depuis novembre dernier et dégager ainsi son quatrième mois consécutifs dans le vert. En janvier dernier, le chiffre d'affaires s'est élevé à 12 millions de livres, en hausse de 400% par rapport au même mois un an plus tôt.
Du coup, Starling Bank estime pouvoir dégager des bénéfices en 2021. « La banque en ligne a atteint un point de non-retour », estime ainsi, dans un communiqué, Anne Boden, fondatrice et PDG de la fintech. Les capitaux levés permettront, selon la banque, d'accompagner la croissance du crédit et d'envisager des développements en Europe, y compris par des acquisitions. La conquête de l'Europe est d'ailleurs un objectif maintes fois réaffirmé à chaque levée de fonds.
De fait, la startup doit désormais affronter la concurrence de géants européens, comme Revolut (qui a levé 500 millions de dollars, soit un valorisation de 5,5 milliards de dollars), ou encore l'allemand N26 (valorisé 3,5 milliards) et présent dans une quinzaine de pays européens.
Quel est le secret de Starling Bank ? A l'instar de N26 ou de Revolut, Starling Bank s'engage vers une palette de services de plus en plus large et un modèle de super application bancaire. A ce jour, la banque dispose de plus de deux millions de comptes bancaires, dont plus de 300.000 ouverts par des petites entreprises ou des professionnels.
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De fait, la fintech a misé très tôt sur des revenus diversifiés, à la fois en B2C, auprès des particuliers et des petites entreprises, mais aussi en B2B et en fin, via sa marketplace. L'objectif de rentabilité à 2020 a cependant été décalé d'un an en raison de l'impact de la pandémie, notamment sur les transactions par cartes.