La solution de paiement européen wero, lancée par la société européenne EPI (European payment Initiative) et détenue par de grandes banques européennes et des sociétés de paiements, est dans les starting- blocks. Cette application servira dans un premier temps à effectuer des paiements entre particuliers (P2P), puis entre particuliers et professionnels (P2 Pro) et, prochainement, elle sera étendue au paiement en ligne et en magasin.
Elle s'appuie sur une infrastructure de paiement instantané, avec de nombreux services associés (sécurité, fidélisation) et pourra même supporter l'euro numérique. L'enjeu est stratégique : permettre aux banques de rivaliser avec les géants anglo-saxons des paiements et aux marchands d'avoir une option de paiement paneuropéen. Cheville ouvrière de ce projet titanesque, Martina Weimert, directrice générale d'EPI, dévoile pour La Tribune les prochaines étapes du déploiement du wallet wero en France et en Europe.
LA TRIBUEN - Après un test réussi en décembre dernier de transactions P2P entre une banque française et une caisse d'épargne allemande, quel est aujourd'hui le calendrier du déploiement commercial de votre portefeuille numérique paneuropéen wero ?
MARINA WEIMERT - Tous les tests ont été concluants. L'enjeu est de connecter un maximum de banques sur la plateforme EPI et d'intégrer les fonctionnalités de notre portefeuille numérique wero sur les applications bancaires mobiles. Les particuliers auront toutefois la possibilité de télécharger le wallet directement à partir de notre site web. Nous avons souhaité conserver ces deux approches car toutes les banques ne suivront pas la même voie. En France, la grande majorité mise cependant sur l'intégration dans leur application mobile, ce qui est en train de se faire.