Le directeur général de Société Générale, Frédéric Oudéa, table sur une année 2021 de rebond dans la dynamique constatée au second semestre 2020.
Reuters
Le net redressement des activités au second semestre n’aura pas suffi à effacer les pertes du premier. Mais les résultats du quatrième trimestre dépassent les attentes des analystes et la banque estime que cette dynamique devrait se poursuivre en 2021, année de mise en oeuvre pour les nombreux chantiers de restructuration engagés par le groupe.
Après le trou d'air du début d'année, Société Générale a nettement redressé la barre dans la seconde moitié de l'année. Malgré tout, le groupe bancaire n'a pas réussi à effacer ses pertes du premier semestre (326 millions d'euros) et clôture l'exercice dans le rouge sur une perte nette de 258 millions d'euros.
La banque rouge et noire versera néanmoins un dividende cette année, de 0,55 euro par action, soit le maximum autorisé par les recommandations de la Banque centrale européenne. Et sous réserve du feu vert du régulateur en septembre prochain, le groupe prévoit de lancer en complément un programme de rachat d'actions d'un montant équivalent à celui du paiement du dividende, soit 470 millions d'euros.
Une année intense
2020 a donc été une année difficile pour le groupe, mais aussi « intense », souligne Frédéric Oudéa, directeur général, « de préparation stratégique de notre feuille de route à l'horizon 2025 » La banque a notamment repositionné ses activités de marchés pour réduire le profil de risque, engagé le chantier du rapprochement de ses réseaux de banque de détail en France et accéléré sur certains moteurs de croissance, comme la location longue durée (ALD) ou la banque digitale (Boursorama).
« 2021 devrait être une année de rebond des performances financières dans la foulée de ce deuxième semestre », estime Frédéric Oudéa. « Nous retrouvons un rythme de croisière sur les activités de marché et beaucoup d'activités, comme les financements et le conseil, fonctionnent bien et nous constatons aucune rupture de tendance sur la banque de détail », précise le dirigeant.
De fait, le quatrième trimestre a dépassé les attentes des analystes et la publication de ces résultats a été bien accueillie par les marchés. Les recettes sont plus élevées, les coûts maitrisés et la charge du risque moins importante que prévu. Et au total, le ratio de solvabilité atteint 13,4% à la fin de l'année, un niveau bien supérieur aux objectifs de la banque.
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