Euronext surenchérit, la Bourse d'Oslo vote toujours Nasdaq

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La Bourse d'Oslo.
La Bourse d'Oslo. (Crédits : Oslo Bors)
L'opérateur français propose désormais plus de 690 millions d'euros pour celui de la Bourse d'Oslo, également convoité par l'Américain Nasdaq, qui a la préférence de la direction et du conseil d'administration.

Opiniâtre. L'opérateur boursier paneuropéen Euronext a annoncé ce lundi 11 février avoir amélioré son offre publique d'achat sur le norvégien Olso Bors : l'opérateur des Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et Dublin, a relevé de près de 9% le prix d'offre, de 145 à 158 couronnes par action, soit environ 70 millions d'euros supplémentaires. Il propose désormais un peu plus de 690 millions d'euros. Pas de quoi amadouer la direction et le conseil d'administration de l'opérateur norvégien, qui continuent de préférer la contre-offre de l'Américain Nasdaq, rendue publique le 30 janvier, et pourtant désormais inférieure de 4% (à 152 couronnes par action).

"Notre recommandation et celle du conseil d'administration reste inchangée concernant le bon propriétaire stratégique", a déclaré la directrice générale d'Oslo Bors, Bente Landsnes, à l'AFP.

L'action d'Oslo Bors a grimpé de 4,52% ce lundi, au-delà du prix proposé, à 162 couronnes. Les investisseurs s'attendent à d'autres surenchères. La nouvelle offre d'Euronext court jusqu'au 11 mars. Le titre Euronext est resté quasi inchangé (+0,10%).

Le dernier mot aux autorités norvégiennes

Le groupe Nasdaq, déjà propriétaire des autres Bourses nordiques et baltes, peut se prévaloir du soutien du premier actionnaire de la Bourse d'Oslo, la banque DNB, qui détient 20% du capital, et du fonds de pension norvégien KLP (10%), et en tout de quelque 35% du capital.

De son côté, Euronext a répété que son offre, initialement lancée le 14 janvier, dispose du soutien irrévocable d'actionnaires représentant 50,5% du capital d'Oslo Bors, en incluant les plus de 5% qu'il possède en direct. Lors d'une conférence de presse organisée à Oslo ce lundi, Stéphane Boujnah, le PDG d'Euronext a souligné que 38% des actionnaires d'Oslo Bors avaient même prolongé jusqu'en décembre 2019 leur engagement en faveur de son offre.

"Nous sommes fermement convaincus qu'une association avec Euronext présente pour Oslo Bors VPS des avantages évidents et supérieurs par rapport à toute autre offre. Oslo Bors VPS maintiendra son identité et son intégrité au sein du modèle décentralisé d'Euronext, ce qui aura un impact important sur la stratégie future du groupe élargi. Le rôle d'Oslo en tant que centre financier clé sera renforcé" a plaidé Stéphane Boujnah, le patron d'Euronext.

Il a également assuré que le groupe "Oslo Bors VPS et la Norvège seront représentés au sein des organes de direction et de surveillance d'Euronext. Les représentants de la communauté financière norvégienne sont les bienvenus pour rester actionnaires et devenir partenaires d'Euronext." Un appel du pied à DNB.

Tout rachat d'Oslo Bors devra cependant être avalisé par le ministère des Finances norvégien et par la Finanstilsynet (FSA), le régulateur financier du pays.Euronext s'est dit confiant de pouvoir finaliser l'opération au deuxième trimestre 2019. Les autorités norvégiennes préféreront-elles un ancrage européen ou une logique de plaque régionale dans le giron du puissant Nasdaq ?

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Commentaires
a écrit le 12/02/2019 à 10:19 :
Même si euronext propose deux fois plus que Nasdaq Oslo choisira ce dernier étant donné qu'investissant d'abord et avant tout dans la puissance politique américaine.

Que voulez vous investir dans la puissance politique française inexistante puisque simples serviteurs des marchés financiers ? Ça ferait double emploi par ailleurs et de l'argent gaspillé pour rien.

ET comment reprocher à un pays de faire un choix de prospérité à long terme contre celui d'une europe en déclin se vautrant dans une crise de plus en plus profonde et de plus en plus grave ?

Par ailleurs les pays du nord de l'europe pratiquent beaucoup moins la corruption entre politiciens et hommes d'affaires et là encore il est évident que leur choix ne peut qu'aller vers l'américain puisque les scandales s’enchainant au sein des institutions européennes.

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