Euronext part à l'assaut de la Bourse d'Oslo qui cherche d'autres acquéreurs

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La Bourse d'Oslo.
La Bourse d'Oslo. (Crédits : Oslo Bors)
L'opérateur de la Bourse de Paris, Bruxelles, Lisbonne, Dublin et Amsterdam assure que son OPA à 625 millions d'euros n'est pas hostile. L'opérateur norvégien dit avoir reçu d'autres marques d'intérêt et ne donnera sa recommandation que d'ici à fin février.

[Article mis à jour à 14h45]

Bataille boursière en vue au pays des opérateurs de Bourses ? Euronext a officiellement lancé ce lundi 14 janvier son offre publique d'achat sur l'opérateur boursier norvégien Oslo Bors VPS, qui a demandé à ses actionnaires d'attendre de probables offres concurrentes. L'opérateur de la Bourse de Paris, de Bruxelles, d'Amsterdam, de Dublin et de Lisbonne propose l'équivalent de 625 millions d'euros entièrement en cash pour la Bourse d'Oslo et affirme avoir déjà le soutien d'actionnaires représentant 50,5% du capital, qui se sont engagés à apporter leurs titres à cette opération ne pouvaient pas revenir en arrière même en cas d'offre supérieure.

« La Bourse d'Oslo est une société solide et ensemble, nous voulons la rendre encore plus solide », a déclaré le directeur général d'Euronext, Stéphane Boujnah, au cours d'une conférence téléphonique ce lundi.

Son offre ouvre ce lundi et se clôturera le 11 février prochain après la clôture.

Oslo Bors a annoncé avoir reçu des marques d'intérêt  d'autres candidats potentiels et a appelé ses actionnaires à attendre sa recommandation, attendue "d'ici à fin février au plus tard". Elle avait déjà prévenu qu'elle chercherait d'autres acquéreurs éventuels. Elle n'a pas précisé lundi d'où émanaient ces offres alternatives.

"Le conseil d'administration s'efforce de trouver la meilleure solution pour les actionnaires et pour le marché financier norvégien", a dit un porte-parole d'Oslo Bors, Per Eikrem. "Nous ne savons pas encore quelle offre pourrait au bout du compte être la meilleure. Nous cherchons à le déterminer désormais", a-t-il ajouté.

Un chevalier blanc ?

Une surenchère est donc possible tout comme l'émergence d'un chevalier blanc qui offrirait plus de garanties d'autonomie à Oslo Bors.

Euronext détient déjà 5,1% d'Oslo Bors mais une participation supérieure à 10% nécessitera l'approbation du gouvernement norvégien.

Après plusieurs échecs de mariage, l'opérateur français avait annoncé en novembre 2017 le rachat de l'Irish Stock Exchange (ISE), la Bourse de Dublin, pour 137 millions d'euros, afin de saisir "les opportunités post-Brexit." L'acquisition d'Oslo Bors s'inscrirait dans sa stratégie de diversification. Son "expertise dans les secteurs de l'énergie, de la pêche et du transport maritime renforcera la position d'Euronext en tant qu'infrastructure de marché de premier plan", a souligné Stéphane Boujnah.

L'action Euronext cède 0,58% ce lundi à trois heures de la clôture. Le titre Oslo Bors gagne 0,34% à 145,50 couronnes, légèrement au-dessus du prix proposé par Euronext (145 couronnes par action).

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Commentaires
a écrit le 14/01/2019 à 13:23 :
Quand on voit la puissance financière des états unis et la faiblesse politique dramatique de notre europe soumise aux banques on ne peut qu'espérer pour Oslo qu'elle se fasse acheter par un américain, l'europe c'est totalement allemand, c'est mort maintenant.

ET le pire dans tout cela c'est que si c'est un américain qui rachète cela ne peut que faire du bien à une union européenne aliénée par son oligarchie. Un peu de sang neuf et vivant ne ferait pas de mal.

Mais encore faudrait il déjà que ce commentaire passe la censure, c'est que l'on part de vraiment très loin nous autres européens du coup avec tout ces monolithes à notre tête.

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