Gestion d'actifs : le français Amundi confirme son intérêt pour l'italien Pioneer

La filiale de l'italien UniCredit intéresse bien le géant européen né du rapprochement entre Crédit Agricole Asset Management et SGAM. Mais Amundi dément le montant de 4 milliards évoqué par la presse italienne.
La société, détenue à 75,5% par le Groupe Crédit Agricole, rappelle que ses critères d'acquisition sont un retour sur investissement supérieur à 10% sur un horizon de trois ans.
La société, détenue à 75,5% par le Groupe Crédit Agricole, rappelle que ses critères d'acquisition sont un retour sur investissement supérieur à 10% sur un horizon de trois ans. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)

Qui emportera la filiale de gestion d'actifs de la banque italienne UniCredit ? Le groupe français Amundi, né de la fusion en 2010 de Crédit Agricole Asset Management et de Société Générale AM, a confirmé ce mercredi son intérêt pour Pioneer Investments (qui n'a rien à voir avec le groupe japonais d'électronique). Dans un communiqué de mise au point, le groupe qui se revendique comme "le premier gestionnaire d'actifs européen en matière d'encours" (hors sociétés implantées au Royaume-Uni) avec plus de 1.000 milliards d'euros d'encours, précise :

"Amundi confirme son intérêt concernant Pioneer, qui s'inscrit dans la stratégie de développement présentée à l'occasion de son introduction en bourse. Amundi dément en revanche les niveaux de valorisation de Pioneer qui lui sont attribués"

Valorisation entre 2,5 et 3 milliards

La société, détenue à 75,5% par le Groupe Crédit Agricole, rappelle que ses critères d'acquisition sont un retour sur investissement supérieur à 10% sur un horizon de trois ans. Le quotidien italien Il Messaggero a révélé que le Français a déposé une offre d'achat non engageante sur Pioneer, d'un montant de 4 milliards d'euros. Très bien informé sur le dossier depuis plusieurs semaines, le journal le présente comme le favori, prêt à débourser davantage que la valorisation estimée de Pioneer, comprise entre 2,5 et 3 milliards. Un consortium mené par la poste italienne, qui aurait proposé 3,4 milliards d'euros, cherche un partenaire financier pour améliorer son offre. Le groupe financier australien Macquarie et la société de gestion britannique Aberdeen Asset Management seraient également en lice.

UniCredit, dirigé oar le Français Jean-Pierre Mustier, ne devrait prendre sa décision qu'après les résultats du référendum constitutionnel en Italie et la présentation de son plan industriel le 13 décembre.

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