La collecte sur les contrats d'assurance-vie continue de baisser
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Le placement préféré des Français est-il victime d'une crise de désamour ? A voir les chiffres de baisse de la collecte sur les deux premiers mois de l'année, on peut se le demander. Selon les statistiques de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) publiées mercredi, le montant des cotisations collectées fin février 2011 recule de 12% à 23,9 milliards d'euros. C'est le troisième mois consécutif de baisse des versements, "ce qui n'avait pas été observé depuis deux ans", souligne la FFSA, soit juste après la faillite de la banque Lehman en octobre 2008 et le déclenchement de la crise financière.
Concrètement, les versements sur les supports en euros déclinent de 14% à 20,2 millairds. Leur caractère sans risque, puisque qu'il s'agit de fonds à capital garanti avec un taux de rendement annuel défintivement acquis, les rendaient jusq'alors très attractifs pour le épargnants. A l'inverse, les fonds en unités de compte, investis principalement en actions ou en obligations, jusqu'alors boudés par les épargants compte tenu de la volatilité des marchés, enregistrent une légère progression de 1% avec 3,7 milliards collectés à fin février.
Parallèlement aux cotisations versés par les épargnants, les prestations payés par les assureurs sont quant à elles en augmentation sensible de 14% à 16,4 milliards d'euros fin février 2011. Cette forte hausse des prestations est dûe à l'arrivée à l'âge de la retraite d'une génération de souscripteurs qui puisent dans leur assurance-vie pour se procurer des revenus complémentaires. Mais surtout, l'envolée des prestations est liée à des retraits effectués par des épargnants voulant réinvestir dans l'immobilier. Cet attrait pour la pierre commencé l'an dernier, ne se dément pas.
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La collecte nette, qui s'obtient en retirant les prestations aux cotisations totales, chute de 41% . Mais elle reste néanmoins positive à 7,5 milliards d'euros. Or, cette collecte nette vient s'ajouter aux encours déjà accumulés en assurance vie. Au total, ces encours atteignent 1351 milliards d'euros, en hausse de 7%, grâce à l'effet "boule de neige" de la capitalisation.
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