Société Générale : les candidats au départ sont choyés

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Frédéric Oudéa, président de la Société Générale Copyright AFP
Frédéric Oudéa, président de la Société Générale Copyright AFP
Le plan de départ amorcé en début d'année chez Société Générale dans sa branche de banque de financement et d'investissement s'ouvrira officiellement le 2 avril. Les conditions de départ sont particulièrement favorables.

Société Générale a baptisé « bénéficiaires directs » les salariés concernés par le plan de départ dans son activité de banque de financement et d'investissement (BFI). Et l'on comprend mieux pourquoi, dès lors que l'on se penche sur les conditions de départ de ces derniers.

880 postes ont vocation à être supprimés dans la BFI en France. Et nombreux sont les salariés qui viennent de recevoir un courrier leur indiquant qu'ils étaient « bénéficiaires directs » du plan de départ. Dans ce cas, les candidats ont six mois pour se faire connaître. Et tout a été fait pour qu'il le fasse le plus vite possible.

 Une incitation pour partir vite
Ainsi, une majoration de 30% des indemnités de départ est prévue pour un départ le premier mois, et une majoration de 20% pendant les deux mois suivants. Les compléments d'indemnités correspondant à ces majorations sont compris entre 20 000 euros et 60 000 euros en fonction de l'ancienneté du salarié et de sa date de départ.
Selon nos informations, les indemnités de départ correspondent, elles, à un mois de salaire par semestre travaillé, mais ne peuvent être inférieures à 30 000 euros bruts! Elles peuvent aller jusqu'à 30 mois de salaire fixe, dans la limite de huit fois le plafond de la Sécurité sociale (soit environ 290 000 euros).

Jusqu'à 650 heures de formation

Quant aux personnes qui sont à moins de 36 mois de la retraite et qui partiront, elles seront payées à hauteur de 70% de leur salaire jusqu'à l'ouverture de leurs droits à la retraite. Celles qui sont à moins de 24 mois de la retraite pourront également négocier leur départ anticipé.
Pour les personnes qui souhaitent être reclassées dans le groupe, elles auront la possibilité de bénéficier de 650 heures de formation au maximum. Et dans le cas d'un reclassement, la personne a douze mois pour se faire connaître.
Un comité de suivi et de recours a par ailleurs été mis en place pour régler les cas litigieux de départ. Au final, Secafi Alpha, le cabinet d'expertise mandaté pour étudier le bien-fondé des changements de périmètre de la BFI, a chiffré le coût de son plan de réorganisation à un milliard d'euros, indemnités de départ et restructuration d'activités comprises.
 

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Commentaires
a écrit le 15/05/2017 à 15:55 :
argent argent...miam
a écrit le 24/03/2012 à 9:29 :
Je suis à temps partiel depuis quelque temps et j'aimerais savoir si les indemnités sont calculées sur la base du temps plein ou partiel, pour savoir s'il est préférable de se remettre à taux plein.merci
a écrit le 23/03/2012 à 9:24 :
On repart sur les préretraites camoufflées, une preuve de plus de l'échec et de l'erreur de la réforme de l'âge de départ en retraite !Par contre l'article ne précise pas quel sera le statut de ceux qui vont choisir de partir avec 70% du salaire à 3 ans de l'âge légal ?
Réponse de le 23/03/2012 à 9:51 :
vous avez raison, la réforme de l'âge au départ à la retraite est une erreur, tout le monde devrait pouvoir partir à la retraite à 60 ans et tant pis s'il n'y a plus d'argent dans les caisses pour payer les pensions. Mon fils m'a fait un scandale le mois dernier car je n'ai pas été capable financièrement de lui verser son argent de poche mensuel, je sais maintenant que ce n'est pas parce qu'il est jeune, c'est parce qu'il est français.
Réponse de le 23/03/2012 à 14:09 :
Vous êtes fou on devrait être à la retraite à 30 ans pour laisser la place aux jeunes ! voyons un peu de culture économique
a écrit le 22/03/2012 à 22:20 :
Si j'ai un conseil à donner, prenez le pactole et partez vers d'autres horizons. Les prochains plans de licenciements (et je pense qu'il y en aura d'autres) ne seront pas du tout du même acabit. Cela n'engage que moi.
Réponse de le 23/03/2012 à 14:02 :
Encore faut-il pouvoir saisir cette "chance" ! Crédit immobilier oblige....
a écrit le 22/03/2012 à 21:56 :
"Elles peuvent aller jusqu'à 30 mois de salaire fixe, dans la limite de huit fois le plafond de la Sécurité sociale (soit environ 290 000 euros)."

Savez vous si les primes d'un tel montant sont fiscalisées? Ou bien est ce jusqu'à 290 000e net dans leur poche?
Réponse de le 23/03/2012 à 9:54 :
Je suis également dans la banque, il s'agit d'un revenu taxé. De plus attention, les 290.000,00? correspondent à un montant quasi inatteignable (plus de 30 ans d'ancienneté et revenus extrêmement élevés -top management).
Réponse de le 23/03/2012 à 10:19 :
C'est net net!
Réponse de le 23/03/2012 à 10:19 :
C'est net net
Réponse de le 23/03/2012 à 14:14 :
Les indemnités de licenciement ne sont pas imposables jusqu'à un équivalent de 24 mois de salaire. Au-delà, seule la part qui excède ces 24 mois de salaire est imposée.

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