Victimes de la dégradation de l'Espagne, les taux italiens s'envolent

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L'Italie a emprunté vendredi 5,95 milliards d'euros à moyen et long terme à des taux en hausse dans un marché nerveux après la dégradation de la note de l'Espagne par Standard and Poor's, a annoncé la Banque d'Italie.

La dégradation de l'Espagne par Standard & Poor's jeudi a introduit davantage de nervosité dans un marché de la dette déjà tendu. Et c'est l'Italie qui en a fait les frais dès le lendemain matin. Le Trésor italien a en effet emprunté ce vendredi matin 5,95 milliards d'euros à moyen et long terme à des taux en forte hausse, a annoncé la Banque d'Italie. La demande des investisseurs s'est élevée au total à environ 9,5 milliards d'euros, permettant au Trésor italien, qui comptait émettre entre 3,75 et 6,25 milliards d'euros, d'être proche de son objectif maximum.

Les taux à dix ans sont passés de 4,18% à 5,24%

Dans le détail, Rome a émis 2,416 milliards d'euros de titres à cinq ans et 2,5 milliards de titres à dix ans dont les taux ont progressé respectivement à 4,86% et à 5,84% contre 4,18% et 5,24% lors de la dernière opération similaire le 29 mars. Le Trésor a émis en outre 492,7 millions d'euros de titres à quatre ans à un taux de 4,29% et 536,6 millions de titres à sept ans à un taux de 5,21%. Les taux de ces deux émissions ne sont pas comparés par la Banque d'Italie avec ceux enregistrés lors d'émissions similaires. Jeudi, l'Italie a emprunté 8,5 milliards d'euros de titres de dette à six mois. Les taux de ces obligations avait alors atteint 1,772%, contre 1,119% lors de la dernière opération similaire le 28 mars.

Après avoir profité depuis le début de l'année d'une forte détente de ses taux, l'Italie fait face depuis la mi-avril à un rebond en raison du regain d'inquiétude des marchés pour la zone euro et en particulier pour l'Espagne. Plombée par des plans d'austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, l'économie italienne est elle aussi dans une situation délicate et le gouvernement de Mario Monti a dû revoir en baisse la semaine dernière ses prévisions de PIB. En outre, l'indice de confiance des entreprises du secteur manufacturier a baissé en avril en Italie, a révélé hier l'Istat, s'inscrivant à son plus bas niveau depuis octobre 2009.

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Commentaires
a écrit le 27/04/2012 à 19:28 :
La réduction des dépenses publiques (Etat, collectivités, régimes sociaux) est IMPERATIVE jusqu'à un solde positif permettant le paiement des intérêts de la dette accumulée, sans avoir à les emprunter. Elle seule est de nature à passer un message positif aux marchés, en les assurant que notre dette n'augmente pas et que les emprunts arrivant à maturité (le besoin de financement de fond) peuvent être refinancés (je ne parle même pas d'un début de remboursement de la dette) au meilleur taux (celui consenti à l'Allemagne).
a écrit le 27/04/2012 à 18:34 :
Pardonnez encore une fois l'expression...
a écrit le 27/04/2012 à 15:35 :
La zone euro serait-elle en train de mourir?
a écrit le 27/04/2012 à 12:52 :
Cela préfigure le France de demain sous François Hollande.
Réponse de le 27/04/2012 à 14:36 :
Sans être un fan d'Hollande, la France de demain n'a pas besoin d'Hollande pour se trouver en difficultés. tant que l'on ne montrera pas des signes tangibles de fortes réduction des dépenses, les investisseurs auront des doutes justifiés sur la solidité française et ses capacités de remboursement. si on ne prend pas la mesure du problème, on part au tapis!
Réponse de le 27/04/2012 à 14:58 :
@bili hari Tout à fait d'accord, NS ou FH, même combat à mener. Et ça serait pareil quel que soit le prochain chef d'Etat, qui ne serait pas un de ces deux-là. Attention cependant à ne pas se bercer d'illusion : il faut A LA FOIS agir sur les dépenses et trouver de nouvelles recettes, restriction budgétaire + nouveaux impôts. Seule solution... Et tout ça en innovant aussi pour de nouvelles sources de croissance. La quadrature du cercle, en somme !
Réponse de le 27/04/2012 à 15:32 :
OUI A LA BAISSE DES DEPENSES (meme les dépenses sociales)
NON PAS DE NOUVEAUX IMPOTS !
MAIS OUI A LA REFORME DE L'ETAT QUI GASPILLE L'ARGENT !
Réponse de le 27/04/2012 à 16:57 :
Parce que vous pensez qu'avec cinq cents milliards de dettes supplémentaires en cinq ans Sarkozy et son "bon" bilan vont nous sauver de la ruine. Soyons sérieux.

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