Le patron de la Société générale défend bec et ongles le modèle de banque universelle
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Nul besoin de lancer Frédéric Oudéa sur le projet du gouvernement de séparer les banques en deux ! Le PDG de la Société générale a abordé spontanément ce sujet, mercredi 1er août, lors de la présentation des résultats trimestriels de la banque. Un sujet qui, selon lui, ne se cantonne pas au secteur bancaire mais "concerne l'ensemble de l'économie et des citoyens."
La banque de financement n'est pas un "hedge fund"
Car, derrière les diverses tentatives de scinder les activités de détail des banques de leurs activités de marchés, "toute la question, pour la zone euro, est de savoir si elle veut rester maîtresse du financement de son économie." "Pour qu'une banque de financement et d'investissement (BFI) fonctionne, c'est-à-dire pour qu'elle puisse financer des entreprises sur plusieurs années, il faut garder le modèle de banque universelle. La BFI n'est pas un simple hedge fund, qui se contente de spéculer à court terme. Elle a donc besoin de collecter des ressources et, pour ce faire, elle doit bénéficier d'un rating (notation financière) et d'un niveau de confiance suffisants." Ce qui implique de ne pas la séparer de l'activité de détail de la banque.
Les Etats-Unis ont des banques universelles puissantes
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"Même aux Etats-Unis, il n'existe plus que deux acteurs indépendants dans la BFI [Goldman Sachs et Morgan Stanley ; Ndlr]. Les Etats-Unis ont constitué des banques universelles très puissantes. La séparation des banques en deux ne fonctionne pas", insiste Frédéric Oudéa. Qui reconnaît que "garder le modèle de banque universelle devra se faire avec tous les systèmes garantissant la sécurité des dépôts des clients."
Christine Lejoux
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