Rapport Liikanen : les banques françaises s'inquiètent

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Errki Liikanen, l'auteur du rapport sur la réforme bancaire européenne. Copyright Reuters
Errki Liikanen, l'auteur du rapport sur la réforme bancaire européenne. Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
La fédération bancaire française veut éviter une réforme provoquant la disparition de certaines activités de marché utiles à l'économie.

Le rapport Liikanen sur la réforme du secteur bancaire européen était très attendu. Présenté ce mardi 2 octobre par la Commision euroépenne, il "laisse ouverte de nombreuses questions", estime la fédération bancaire française (FBF) dans un communiqué.

Un soulagement pour les banques françaises

Il préconise d'isoler les activités de marchés "à hauts risques" tout en excluant une séparation stricte entre les activités de banque de dépôts et de banque d'investissement et de financement. Un soulagement pour les banques françaises qui soulignent que le "rapport reconnaît l'efficacité du modèle de banque universelle au service des clients".

Mais aussi une inquiétude

Mais il reste un certain flou qui inquiètent les banques. "Il faudra éviter des mesures ayant pour conséquence une hausse disproprotionnée des coûts, voire la disparition de certaines activités de marchés utiles à l'économie", insiste la FBF indiquant que cela "nuirait à la compétitivité de l'économie européenne, donc à la croissance et à l'emploi". Les banques souligne par ailleurs la nécessité de garantir un "service global à la clientèle".

Quatre groupes bancaires directement français directement concernés

A priori  seules les activités de trading pour compte propre (à haut risque) et toutes les autres activités de négoce significatives c'est-à-dire de teneur de marché, crédit aux hedge funds, de produits dérivés et investissement de private equity seraient visés par le rapport Liikanen et devraient être isolées des structures juridiques séparées. Compte tenu des seuil définis par la Commission,  une quinzaine de banques européennes seraient concernées dont quatre grandes banques françaises : Société Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole et BPCE.  "Le financement de l?économie est donc théoriquement préservé", estime le cabinet Eurogroup qui ajoute, "nous ne sommes donc ni dans le schéma britannique, ni dans le schéma américain. Le rapport ouvre une troisième voie européenne, dont le commissaire européen aux services financiers Michel Barnier a indiqué qu?elle devra être uniforme".

Dans l'atttente de la réforme française

Au delà du projet de réforme européenne qui pourrait découler ce rapport, les banques françaises se préoccupent, à court terme, de la traduction que pourrait en faire le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Ce dernier avait en effet indiqué attendre la publication des travaux de la commission Liikanen avant de lancer officiellement le projet de réforme bancaire française annoncé par François Hollande pendant la campagne présidentielle.

 

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