Le dossier "Baleine de Londres" au Sénat américain : "Wall Street joue avec le feu"

 |   |  399  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Des cadres de la banque JPMorgan étaient entendus vendredi au Sénat américain pour s'expliquer sur les pertes gigantesques imputées à un trader surnommé "la Baleine de Londres". A l'occasion de cette première séance, le sénateur démocrate Carl Levin, qui menait les débats, a blâmé certaines pratiques de Wall Street.

La "Baleine de Londres" continue de secouer le monde de la finance. Outre-Atlantique, le dossier est désormais entre les mains des sénateurs qui ont remis le 14 mars une enquête de 300 pages sur les conditions dans lesquelles la banque américaine JPMorgan a pu perdre plus de 6 milliards de dollars à la suite de prises de positions douteuses par l'un de ses traders qui travaillait à Londres. Des auditions ont démarré vendredi 15 mars qui ont donné lieu à des remarques sur la régulation de Wall Street. 

"Wall Street joue avec le feu" (...) le rôle du Congrès, est de lui enlever les alumettes"

En effet, Carl Levin, sénateur démocrate sur le départ, qui interrogeait des dirigeants et anciens dirgeants du groupe a ouvert la séance par une pique sur les pratiques des grands établissements bancaires américains. ?Les Américains ont déjà suffisamment souffert à cause d'une agression économique dévastatrice provenant en grande partie des excès de Wall Street, il ne peuvent s'en offrir une autre", a-t-il fait remarquer. Et d'ajouter: "Quand Wall Street joue avec le feu, ce sont les familles américaines qui se brûlent. La tâche des législateurs fédéraux, et de ce Congrès, c'est de lui enlever ses alumettes. Les positions prises par la Baleine démontrent que cette tâche est loin d'être complète". L'élu américain soulève ainsi à nouveau la question de la régulation bancaire aux Etats-Unis.

Sa mission vendredi se bornait cependant à interroger d'anciens cadres de JPMorgan, alors que le rapport remis la veille accusait la direction d'avoir fourni des informations fausses ou incomplètes aux investisseurs et aux régulateurs. 

>> "Baleine de Londres": la direction de JPMorgan aurait menti

"Tempête dans un verre d'eau"

L'une des anciennes dirigeantes auditionnées, Ina Drew, qui dirigeait aux Etats-Unis l'équipe chargée de surveiller celle de Londres s'est défendue en affirmant qu'elle avait accompli son travail de manière "raisonnable et assidue" et que le problème provenait de "la conduite décevante de certains membres de l'équipes de Londres". De son côté, le patron de la banque, Jamie Dimon, qui avait qualifié l'affaire de "tempête dans un verre d'eau", pourrait être lui-même convoqué par la commission du Sénat américain chargée de ce dossier.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/03/2013 à 2:50 :
Tien les Américain sont en train de se réveiller du cauchemar financier préparer a coups de bonus milliardaires sur des bilans bancaires trafiqués ?

Comme on dit il n'ait jamais trop tard, c'est à espérer....
a écrit le 17/03/2013 à 21:50 :
Un grand bravo à tous ces traders qui réussissent à se faire payer des millions tout en faisant des pertes record !!! Pour info Iksil a été payé en moyenne 7 millions de dollars par an en 2011 et 2010. Un salaire bien mérité, vu les performances, 2 milliards de pertes par an en moyenne ! Ca donne une idée de la justesse du niveau des bonus, parfaitement justifiés et amplement mérités !!!
a écrit le 17/03/2013 à 20:21 :
Bouton-Dimon même combat. Attention les méthode ne sont pas les mêmes. Pour Bouton il a la protection de la clique de Bercy. Pour Dimon il y a la culture du mensonge de Walstreet.
Mais le peuple va finir par y voir clair dans le jeu des finaud de la finance. Avant notre pépère FH.
a écrit le 17/03/2013 à 15:09 :
comme pour l'affAire Kerviel la banque avait tout prévu la fAute est ailleurs et pour le boss une petite affaire. J'espère que les américains seront moins conciliants vis à vis de la banque que la France dans l'affaire scandaleuse Kerviel où un seul a payé les autres vivent bien .La France reste le pays de la magouille des amis au détriment de la Justice.
a écrit le 16/03/2013 à 20:51 :
IL YA JUSTE A FAIRE UN COMMENTAIRE, ET LE COMMENTAIRE C'EST MASCARADE, QUE DU VENT PERSONNE N'EST DUPE, CELA NE VA PAS AMÉLIORER LA COTE DES AMERLOCS. IL N'Y A QU'UN MOT POUR D2SIGNER CELA MINABLE IRRESPONSABLE LAMENTABLE CYNISME A TOUS LES ÉTAGES. DU VENT DE l4ESBROUFE, MAS QU'A FIT LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL ET QU'A FAIT LA FED, DES SUPERS CADEAUX A LEURS POTES LES BANQUIERS D'AFFAIRES OU LES BANQUIERS TOUT COURT; MESSIEURS DAMES IL FALLAIT DÉMANTELER LE SECTEUR TOUT ENTIER MAIS QUI AURAIT OSER ET RISQUER DE SE FAIRE TROUER LA PEAU AU SENS PROPRE OU AU SENS FIGURE. DRÔLE DE DÉMOCRATIE QUE LA DÉMOCRATIE US MAIS L'EUROPE TELLE QU VEULENT NOUS L'IMPOSER L'ALLEMAGNE DE MERKEL C'EST PAS MIEUX.DÉGUEULASSE.
a écrit le 16/03/2013 à 16:26 :
"Tempête dans un verre d'eau"? Pas tant que ça... Il faut pour comprendre ce que ne dit pas cet article, lire cet échange entre le patron du CIO à Londres (Artejo) et Ina Drew: on y apprend notamment que cette dernière contrairement à ce qu'elle affirme n'a pas oeuvré de manière "raisonnable et assidue" mais a donné l'instruction à Artejo de manipuler les valorisation non pas en fonction des réalités mais des besoins de la banque... Bonne lecture et merci à Zero Hedge! ...

http://www.scribd.com/doc/130570396/Drew-Artejo-Transcript-Highlighted
a écrit le 16/03/2013 à 15:36 :
Après Wall Street voici Fire Street
a écrit le 16/03/2013 à 12:57 :
Ca sent la fin d'une epoque. Le beau Jamie risque d'etre en retraite plutot que prevu condamne a depenser tranquille les milliards amasses sur notre dos. Ca me fait penser aux traders de Londres que la presse decrivaient comme de pauvres gueux licencies a cause de la crise et qui en fait ont pris leur retraite a 40 ans achetant ici un business prometteur, la quelques centaines d'hectares, ici un vignoble pour papa ou encore un petit pied a terre a Londres pour 3 a 4 millions de GBP poour que la famille reste soudee.
a écrit le 16/03/2013 à 11:34 :
Wall-Street n'a pas compris l'exceptionnelle expertise mathématicienne des traders "frenchies"; la pêche à la baleine de Londres aurait dû les inciter à acheter le chalut de la S.G pour capturer le Kerviel.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :