JP Morgan : nouvelles poursuites dans l'affaire de la "baleine de Londres"

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La banque américaine JP Morgan a engagé ce jour des poursuites à l'encontre d'un ancien responsable de la "baleine de Londres", un trader français accusé d'avoir provoqué d'énormes pertes de courtages. Il s'agit de la première procédure engagée par la banque depuis sa débâcle qui lui a coûté quelque 6 milliards de dollars.

Le feuilleton sur la "baleine de Londres" continue. Cette fois-ci, c'est l'un des ex-responsables du trader français à l'origine des énormes pertes de courtages qui est mis en cause par JPMorgan Chase. La banque américaine a en effet engagé des poursuites contre Javier Martin-Artajo, affirme ce jour le Wall Street Journal. Les courtiers en question travaillant pour la filiale anglaise de la banque, la plainte a été déposée près d'un tribunal londonien.

Dans un courriel adressé à l'AFP, l'avocat de Martin-Artajo a affirmé que son client n'avait toujours pas pu consulter la plainte de son ancien employeur mais a confirmé l'existence d'un contentieux entre les deux parties. "La banque ne lui a jamais communiqué les preuves qui étayent, selon elle, les accusations contre lui", a indiqué l'avocat. "Comme nous l'avons dit dans le passé, M. Martin-Artajo est très déçu des accusations infondées de tentative de dissimulation des pertes enregistrées. Il n'y a pas eu de tentative, directe ou indirecte, de sa part à un quelconque moment, pour dissimuler ces pertes", a-t-il ajouté Me Campbell.

Il aurait incité son subordonné

Cette procédure, dont l'agence Bloomberg s'était fait l'écho mercredi, est la première engagée par la banque depuis sa débâcle sur les marchés dérivés, qui lui a coûté plus de six milliards de dollars. Javier Martin-Artajo supervisait le trader français Bruno Iksil, surnommé par ses pairs "la baleine de Londres", en raison de l'importance de ses positions sur les dérivés de crédit. Selon l'enquête interne menée par la banque et citée par le quotidien, Javier Martin-Artajo aurait incité son subordonné à valoriser certaines de ses positions à un prix plus élevé que celui du marché.

S'il s'agit de la première action en justice réalisée par la banque, une enquête des autorités américaines est en cours et implique notamment un autre français, Julien Grout. Les têtes devraient par ailleurs continuer de tomber : début octobre,  le Wall Street Journal révélait que le directeur financier de la première banque américaine, Douglas Brausntein, serait en passe de quitter ses fonctions.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2012 à 21:32 :
Au début on pensait qu'il s'agissait d'une baleine puis on a découvert qu'il s'agissait en réalité d'un banc de requins !! Même à Londres tu ne récupères pas toujours Tamise !!
a écrit le 02/11/2012 à 13:35 :
Totalement d'accord!
a écrit le 01/11/2012 à 18:09 :
un trader est un employé. Faire, comme Kerviel, comme si il était le seul idiot est de l'enfumage. Toute bonne société avec ses mesures de surveillance, ses audits doit être capable de détecter les graines pourries. Si chez JP Morgan, le trader et son chef ont créé un groupe de malversation, alors je crois doucement que JP Morgan a été bernée. Je n'ai personellement toujours pas accepté le résultat Kerviel: la banque EST RESPONSABLE. Au minimum d'avoir été incapable de mettre des méthodes de surveillance et alors.. je lui retirerais sa licence de banque!

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