Après une semaine noire, Wall Street s’accorde une (petite) pause
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Les marchés sont en train de revoir la valorisation des actions sur un scénario de récession.
Brendan McDermid
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Les marchés sont en train de revoir la valorisation des actions sur un scénario de récession.
Brendan McDermid
Ce n'est pas encore une capitulation, mais la chute des Bourses à travers le monde depuis mercredi dernier, après les annonces de Donald Trump sur les tarifs douaniers, reste saisissante. Lundi, les indices européens ont poursuivi leur baisse, dans le sillage des marchés asiatiques. L'indice Stoxx 6O0 (600 plus grandes capitalisations européennes) recule ainsi de près de 10 % en une semaine.
À Wall Street, après une ouverture dans le rouge, les indices se sont redressés pour combler progressivement leurs pertes de la journée. Reste qu'en une semaine, le S&P 500 a perdu près de 10 % - du jamais vu depuis la pandémie de mars 2020.
« Les marchés sont en train de valoriser une récession aux États-Unis, voire mondiale », observe un grand banquier d'affaires à Paris. Un sentiment exacerbé par « l'imprévisibilité de cette administration radioactive », ajoute-t-il. Vendredi dernier, le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a mentionné ses craintes sur l'inflation et le ralentissement de croissance.
Lundi, c'est au tour du très influent directeur général de JP Morgan Chase, Jamie Dimon, d'alerter, dans sa lettre annuelle aux investisseurs, sur des droits de douane qui vont « probablement augmenter l'inflation » et « ralentir la croissance des États-Unis ». Celui qui s'était plutôt réjoui de la victoire de Donald Trump sur ses promesses de dérégulation, a vu le cours de la banque qu'il dirige s'effondrer de 15 % en une semaine, à l'unisson avec le secteur bancaire.
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Pourtant, l'économie américaine se montre plutôt résiliente, toujours portée par les mesures de relance de la précédente administration Biden. En revanche, les indicateurs avancés, qui reflètent le sentiment des ménages ou des entreprises, sont en chute libre. Et même s'ils ne sont pas d'une fiabilité à toute épreuve, ils renforcent ce sentiment d'incertitudes qui règne actuellement sur les marchés.
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