Bpifrance prend son envol avec la reprise post Covid
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L'institution publique se veut le financeur de l'innovation en France.
Charles Platiau
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L'institution publique se veut le financeur de l'innovation en France.
Charles Platiau
« Bpifrance est un marqueur de la croissance économique en France », prévient son directeur général, Nicolas Dufourcq. Et avec une croissance du PIB de 7% en 2021, la banque de développement publique, codétenue par l'Etat et la Caisse des dépôts, a largement renoué avec les bénéfices, avec un résultat net de 1,8 milliard d'euros (après une perte de 120 millions en 2020), dont près de 90% provient de l'activité de capital-investissement, via Bpifrance Participations, ou même 50% de la seule activité de fonds de fonds, animée par une trentaine de personnes.
« L'exercice 2021 représente à lui seul 40% de la création de valeur de Bpifrance depuis son lancement en 2013, ce qui est normal compte tenu de la croissance historique du PIB », résume Nicolas Dufourcq. La valeur des actifs du groupe a augmenté de 15,7 milliards d'euros depuis 2013, soit une performance annuelle moyenne proche de 8%. Une performance désormais accessible aux particuliers (à partir de 3.000 euros), via les fonds Entreprises 1 et 2 (ce dernier, lancé en février, a déjà récolté 60 millions d'euros sur un objectif de 100 millions) pour lesquels il existe, selon le directeur général, « une vraie demande ».
« 2021 aura été une grande année pour le capital-investissement », confirme de son côté, Arnaud Caudoux, directeur général adjoint, en charge des finances, qui n'a pas, à ce jour, révisé ses prévisions pour 2022 face à la crise ukrainienne, notamment en termes de coût du risque.
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« L'exposition directe et indirecte à la situation russe est faible, comme est faible l'exposition de la France à la Russie pour ses exportations », souligne Nicolas Dufourcq. Certaines de ses participations sont touchées, comme Technip Energies qui s'est déclaré prêt à perdre toutes ses activités en Russie, ou bien Constellium qui subit de plein fouet l'explosion des prix de l'aluminium. « Nous sommes en train d'estimer nos expositions directes, mais elles se limiteront sans doute à moins de 500 millions d'euros », avance Arnaud Caudoux. Soit moins que l'épaisseur du trait face à 44 milliards d'euros d'actifs sous gestion et 45 milliards d'euros de crédit.