Cryptomonnaies : la plateforme de Donald Trump connaît un début hésitant
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Défavorable, durant sa présidence, aux cryptomonnaies, qu'il a même qualifiées d'« arnaque », Donald Trump a radicalement changé sa position depuis.
Fred Greaves
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Défavorable, durant sa présidence, aux cryptomonnaies, qu'il a même qualifiées d'« arnaque », Donald Trump a radicalement changé sa position depuis.
Fred Greaves
C'est un lancement un peu hésitant pour la plateforme de cryptomonnaie de l'ancien président et candidat à la présidentielle, Donald Trump. Ce mardi, des jetons ou « tokens » - identifiants numériques qui peuvent être des cryptomonnaies mais sont aussi utilisés à d'autres fins, par exemple pour les NFT (titre de propriété numérique) - ont ainsi été mis en vente.
Quelque 20 milliards de WLFI ont été proposés, pour une valeur unitaire de 1,5 cent. L'ensemble était donc valorisé 300 millions de dollars. Mais en début de soirée mardi, soit plusieurs heures après l'ouverture de la vente, moins de 3% des jetons avaient trouvé preneur. Des responsables de la plateforme avaient pourtant affirmé la veille que plus de 100.000 investisseurs qualifiés s'étaient enregistrés en vue de la vente.
Au total, World Liberty Financial a émis 100 milliards de jetons, soit donc une valeur théorique d'1,5 milliard de dollars. Quelque 22,5 milliards de ces jetons ont été octroyés à la société DT Marks Defi, à laquelle est rattaché Donald Trump.
Plusieurs observateurs ont mis le faible total de vente partiellement sur le compte de problèmes techniques. Durant les premières heures, il a ainsi été parfois impossible de se connecter au site de WLF, qui affichait un message d'erreur.
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Le candidat républicain à la présidentielle américaine avait annoncé mi-septembre le lancement de cette plateforme, baptisée World Liberty Financial. Outre ses fils, Donald Trump est associé, dans ce projet, à plusieurs entrepreneurs du secteur des cryptomonnaies. Les jetons WLFI donneront droit à participer à la gouvernance de la plateforme et ne pourront être revendus, à la différence d'une monnaie numérique traditionnelle. Ils sont également adossés au cours d'une devise ou à celui d'une matière première. Et certains produits financiers ne sont accessibles qu'à des investisseurs qualifiés, des intervenants qui présente plusieurs garanties, notamment sur le plan de leurs revenus.
Défavorable, durant sa présidence, aux cryptomonnaies, qu'il a même qualifiées d'« arnaque », Donald Trump a radicalement changé sa position depuis, au point de se présenter désormais en champion des devises numériques. De passage à une importante conférence du secteur, fin juillet, à Nashville (Tennessee), le promoteur immobilier a promis qu'en cas de réélection, il serait « le président pro-innovation et pro-bitcoin dont l'Amérique a besoin ». D'autant que le pays se classe au 4e rang en termes d'adoption des cryptomonnaies, selon Chainanalysis, et 40% des adultes américains en possèdent en 2024, selon une étude CoinGecko.
L'ancien président prend ainsi le contre-pied du gouvernement Biden, considéré comme partisan d'une régulation du secteur. Des documents publiés mi-août ont d'ailleurs montré que Donald Trump détenait entre 1 et 5 millions de dollars d'ether, la deuxième cryptomonnaie la plus importante au monde. Et le choix de JD Vance comme colistier, n'est pas anodin non plus, puisque le sénateur de l'Ohio est pro-crypto, en faveur de régulations plus souples et d'une approche d'avantage pro-business.
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Des personnalités du monde crypto ont ainsi affiché leur soutien au candidat républicain, comme les jumeaux Winklevoss et Jesse Powell, le cofondateur de la plateforme d'échange Kraken. Trump a également levé près de trois millions de dollars en cryptomonnaies pour sa campagne au 1er trimestre.
(Avec AFP)
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