Epargne : l’Europe succombe à la déferlante des ETF
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L'industrie mondiale des ETF est en forte accélération, avec des encours en hausse de 27 % à 14.672 milliards de dollars à la fin 2024.
Reuters
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L'industrie mondiale des ETF est en forte accélération, avec des encours en hausse de 27 % à 14.672 milliards de dollars à la fin 2024.
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La gestion d'actifs est en pleine ébullition en Europe, mais la raison principale de ce vaste mouvement de consolidation est rarement évoquée par les acteurs concernés. Il s'agit bien sûr de l'irrésistible poussée des ETF (Exchange traded funds), ces fonds à bas coûts qui répliquent toutes sortes d'indices et dont les encours mondiaux sont en forte progression dans le monde à 14.672 milliards de dollars à la fin 2024.
L'Europe a longtemps fait de la résistance, pour préserver un modèle de distribution fondé sur les « rétrocessions », absentes sur les ETF. Mais les digues commencent sérieusement à se lézarder face à la déferlante. « Il est désormais rare de ne pas évoquer un record lorsque nous dressons un bilan sur les ETF en Europe, mais nous sommes sur quelque chose d'exceptionnel en 2024 », relève Arnaud Gihan, responsable de la distribution France des ETF chez BlackRock, le géant américain qui domine le marché en Europe avec 40 % de part de marché.
Alors que le premier ETF a été lancé en 1993 en Amérique du Nord, il a fallu attendre 2000 pour que ce soit le cas en Europe. Depuis, la progression a été phénoménale. En 2024, ces produits ont collecté en Europe/ Afrique/Moyen-Orient quelque 270 milliards de dollars. C'est 70 % de mieux qu'en 2023 et 40 % de plus que la précédente année record de 2021. Les encours totaux frôlent désormais les 2.300 milliards de dollars, soit une progression moyenne annuelle de 16 % depuis 2009.
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Les raisons du succès des ETF sont connues, et de plus en plus du grand public européen : la difficulté de la gestion active à battre les indices sur la durée, la faiblesse des commissions de gestion, la facilité d'usage, notamment dans sa négociation sur un marché réglementé, et enfin sa transparence (un indice).