Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, avait déjà ouvert la porte à une baisse des taux en septembre lors de la réunion de Jackson Hole.
Après un an de pause, la banque centrale américaine devrait décider mercredi de baisser à nouveau ses taux directeurs de 25 points de base. Une décision devenue évidente face à de mauvais chiffres de l’emploi, malgré une inflation toujours aussi « collante ».
Après des mois de débats et de pressions intenses de l'administration Trump, la Réserve fédérale (Fed) va très certainement annoncer mercredi une baisse de 25 points de base de ses taux directeurs, une première depuis un an.
Mais cette décision, attendue, devrait être prise à une faible majorité, compte d'une opposition de plus en plus manifeste au sein du conseil des gouverneurs de personnalités pro-Trump qui sont en faveur de baisses plus importantes. Surtout si Stephan Miran, un proche conseiller de Donald Trump, dont la nomination à la Fed vient d'être validée par la Sénat en un temps record, devait siéger au sein du comité de politique monétaire (FOMC).
La publication d'un indice des prix à la consommation pour le mois d'août supérieur aux attentes balaie en revanche l'hypothèse d'une baisse de 50 points de base, comme ce fût le cas en septembre 2024, et qui était avancée par certains économistes de marché, suite aux mauvais chiffres sur l'emploi en juillet et en août. « Les chiffres de l'emploi ont clairement bousculé cet été la balance des risques de la Fed, qui était jusqu'alors assez équilibrée entre l'inflation et l'emploi », observe Philippe Tranchet, directeur de la gestion obligataire chez Mandarine Gestion.
Le marché s'attend désormais à trois baisses de taux de 25 points de base en 2025, et au moins à trois nouvelles baisses de même ampleur d'ici-là mi-2026. Le débat porte en effet sur l'ampleur du ralentissement de la croissance aux États-Unis, laissant de côté une inflation qui reste bien au-dessus de la cible de 2 %, avec l'idée que l'impact des droits de douane sur les prix ne sera que « transitoire », un « one way », comme l'a souligné le président de la Fed, Jerome Powell, lors du symposium de Jacskson Hole fin août.
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Mais, en réalité, les économistes restent divisés sur ce que devraient être les priorités de la Fed : soutenir l'activité ou poursuivre la lutte contre l'inflation. Un certain consensus se dessine néanmoins pour juger que les niveaux actuels des taux directeurs fédéraux, entre 4,25 % et 4,5 %, sont en territoire restrictif.