L’emploi américain cale, les marchés anticipent un geste de la Fed
La Tribune

En août dernier, seulement 22 000 postes ont été créés aux États-Unis.
Reuters
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En août dernier, seulement 22 000 postes ont été créés aux États-Unis.
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L'économie américaine n'avance plus sur le front de l'emploi. En août, seulement 22 000 postes ont été créés aux États-Unis, selon les chiffres officiels publiés vendredi par le département du Travail. Très loin des 75 000 attendus par les analystes et des rythmes de croisière habituels, ce chiffre confirme que le marché du travail américain est en train de s'essouffler.
Le taux de chômage est remonté à 4,3% - son plus haut niveau depuis l'automne 2021 - contre 4,2% en juillet et 4,1% en juin. Les révisions des mois précédents, déjà sensibles, accentuent ce constat : le mois de juin, initialement positif, affiche désormais 13 000 destructions d'emplois. « Les États-Unis n'ont quasiment pas créé d'emplois au cours des quatre derniers mois. Cela touche aussi bien les cadres que les ouvriers », observe Heather Long, économiste chez Navy Federal Credit Union.
Le ralentissement touche notamment l'industrie, pourtant priorité affichée du gouvernement Trump, qui détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée. Seul le secteur de la santé continue d'embaucher. Ce refroidissement intervient dans un contexte politique tendu : Donald Trump a renvoyé début août la directrice du Bureau des statistiques du travail (BLS), accusant sans preuves le précédent rapport d'être « bidonné ».
Le président souhaite désormais placer un proche à la tête de l'institution, ce qui alimente les critiques sur l'indépendance des données. Les économistes attribuent pour leur part les révisions à un problème technique : les entreprises répondent plus tardivement aux enquêtes, ce qui fragilise les premières estimations.
Pour les investisseurs, ces chiffres confirment qu'un tournant monétaire est imminent. La banque centrale (Fed) se réunit le 17 septembre et une baisse de ses taux directeurs est désormais jugée acquise par les marchés : la plupart parient sur un quart de point, certains sur un demi-point. Le dollar s'est immédiatement replié face à l'euro et à la livre sterling, tandis que les rendements obligataires se détendaient.
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Si la faiblesse de l'emploi inquiète, elle fait aussi espérer un assouplissement monétaire qui rendrait l'argent moins cher et soutiendrait l'activité. Mais pour l'instant, le signal est clair : la première économie mondiale ne crée quasiment plus d'emplois.
(avec AFP et Reuters)
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