Dans la foulée de la Banque d’Angleterre, la banque centrale américaine baisse comme prévu ses taux directeurs de 25 points de base. Une deuxième baisse de 25 points de base est attendue en décembre. La trajectoire est moins certaine en 2025. Le président Jerôme Powell exclut de démissionner après la victoire électorale de Donald Trump.Business as usual : sans un commentaire sur les élections américaines, la Réserve fédérale (Fed) a approuvé sa deuxième baisse consécutive de ses taux directeurs, mais à un rythme moins agressif qu'en septembre lorsque la banque centrale avait surpris avec une première baisse de 50 points de base.
Cette fois-ci, le Comité fédéral de l'open market (FOMC), qui décide de la politique monétaire, a décidé une baisse de 25 points de base, dans la fourchette de 4,5-4,75%, comme attendu par les marchés. Et comme prévu, elle laisse la porte ouverte à une troisième baisse en décembre, également de 25 points de base.
Le communiqué publié par la Fed souligne toutefois un léger changement de perception dans la poursuite de ses objectifs de réduction de l'inflation tout en évitant une récession. Bref, le ton est moins rassurant qu'en septembre. « La Fed a souligné que les perspectives économiques étaient plus incertaines et que l'inflation restait élevée », souligne, dans une note, Mahmood Pradhan, chef économiste chez Amundi Investment Institute.
Lors de la conférence de presse, le président de la Fed, Jerome Powell, une des bêtes noires de Donald Trump, fraichement élu président des Etats-Unis, avec sans doute une majorité au Congrès, s'est montré prudent sur la suite des évènements, alors que le consensus de marché tablait, pour l'année prochaine, sur une baisse régulière de 25 points de base à chaque réunion du FOMC jusqu'à l'été. Il a cependant reconnu que la politique monétaire américaine était toujours en territoire restrictif.